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Les grandes manœuvres ont commencé au Sénat pour les élections de mi-mandat

Deux sénateurs démocrates ont annoncé qu'ils ne brigueraient pas de nouveau mandat lors des élections parlementaires qui auront lieu en novembre. Ces retraits pourraient affecter la courte majorité dont Barack Obama dispose au Sénat.

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AFP - Les grandes manoeuvres ont commencé au Sénat américain pour les élections parlementaires de mi-mandat avec les retraits annoncés de deux élus démocrates, qui pourraient affecter la courte majorité dont dispose le président Barack Obama à la chambre haute.

A dix mois du scrutin, l'influent sénateur du Connecticut (nord-est des Etats-Unis) Christopher Dodd a annoncé mercredi qu'il ne briguerait pas un sixième mandat. Cette annonce intervient au lendemain de celle du sénateur du Dakota du Nord (nord), Byron Dorgan, qui ne se représentera pas non plus.

La réélection de M. Dodd en novembre s'annonçait compliquée face à la candidate républicaine Linda McMahon, une riche femme d'affaires. M. Dodd qui a été impliqué récemment dans un scandale financier a vu sa cote dans les sondages s'effondrer. Largement remporté par Barack Obama en novembre 2008, le Connecticut ne devrait toutefois pas tomber dans le giron de la droite.

La situation est différente dans le Dakota du Nord, un Etat qui a voté pour le candidat républicain John McCain à la présidentielle de 2008 et qui pourrait ainsi donner un sénateur à l'opposition en novembre.

Par ailleurs, le chef de la majorité démocrate Harry Reid (Nevada, ouest) et la démocrate Blanche Lincoln (Arkansas, sud) sont talonnés de près dans les sondages par des candidates républicains.

Au total, le parti du président devra défendre quatre siège de sénateurs se retirant: ceux de Dodd et Dorgan, ainsi que les anciens sièges du vice-président américain Joe Biden et du président Barack Obama. Les sénateurs nommés à la place des deux chefs de l'éxécutif ne se représenteront pas.

Mais la situation dans le camp républicain, où six sénateurs ont décidé de prendre leur retraite, est susceptible de redonner espoir aux démocrates.

"Un sénateur qui se retire est presque toujours une mauvaise nouvelle. Le siège devient prenable", a assuré Stephen Hess, expert en politique américaine au groupe de réflexion Brookings institution. Pour M. Hess, il est plutôt "probable" que les démocrates vont garder leurs 60 sièges.

Au contraire, pour John Pitney, professeur de sciences politique au Claremont McKenna College, "à moins d'un retournement de situation spectaculaire, les démocrates ne garderont probablement pas les 60 sièges".

Les annonces de retraites sont "un signe de faiblesse politique" estime-t-il, tout en ajoutant que les sièges des Etats où les républicains se retirent ont des chances de rester aux mains de l'opposition.

De fait, le parti au pouvoir à la Maison Blanche et au Congrès perd généralement des sièges aux premières élections de mi-mandat.

M. Pitney estime également que les retraits des sénateurs démocrates pourraient avoir un impact sur le calendrier législatif du président Obama.

"Il est très probable qu'il (M. Obama) aura du mal à faire adopter une loi sur le réchauffement climatique", a-t-il cité en exemple, ajoutant que la réforme de l'immigration risquait aussi d'en pâtir.

A la Chambre des représentants, les républicains sont également plus nombreux à se retirer que les démocrates, mais les sondages sont plus favorables au GOP (Grand Old Party, surnom du parti de droite).

Sentant peut-être le vent venir, le représentant démocrate Parker Griffith avait annoncé fin décembre qu'il se représenterait en novembre 2010... sous les couleurs républicaines.

Les élections parlementaires ont lieu tous les deux ans aux Etats-Unis pour le renouvellement de la totalité de la Chambre des représentants et d'un tiers du Sénat.
 

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