Accéder au contenu principal
SÉISME EN HAÏTI

Les témoignages de nos envoyés spéciaux, le 15 janvier

5 min

Les envoyés spéciaux de FRANCE 24 à Haïti nous rapportent au jour le jour les informations qu'ils récoltent sur place.

Publicité

15 janvier : le chaos, dans l’attente des secours

 

"La tâche est colossale pour retrouver des rescapés sous les décombres"

 Laurence Cuvillier, envoyée spéciale de FRANCE24 en Haïti, en direct de Port-au-Prince, le 15 janvier à 22 heures (GMT+1) / 17 heures heure locale (GMT - 5).

"La tâche est colossale pour retrouver des rescapés sous les décombres. A l’heure actuelle, il reste cependant de l’espoir. Tout à l’heure, 5 personnes ont été sorties vivantes des ruines. Des centaines de bâtiments n’ont toujours pas été fouillés.

Dans la rue, les gens qui vivent dans le dénuement le plus complet doivent en outre affronter une flambée des prix due à la pénurie. Ce matin, pour acheter trois portions de nourriture, il fallait payer 100 dollars américain et il est à craindre que les prix augmentent encore."
 

 

 

it
WB FR CUVIL 22H 0115.wmv

 

"J’ai assisté à des scènes de pillage"

Melissa Bell, envoyée spéciale de FRANCE24 en Haïti, en direct de l’aéroport de Port-au-Prince, le 15 janvier à 19 heures (GMT+1) / 13 heures heure locale (GMT-5).

"La tension monte à Port-au-Prince. J’ai assisté moi-même à des scènes de pillage et des tensions entre les gens et les forces onusiennes qui ont été obligées de pointer leurs armes sur la foule pour les empêcher d’accéder à des locaux de l’ONU. Nous avons senti la colère alors que nous filmions une distribution d’eau acheminée par la République dominicaine. En voyant la presse, la foule, excédée d’attendre, s’est retournée contre nous. Sans les barrières, elle s’en serait probablement prise à nous."

it
WB FR DPX BELL 19 H 0115.wmv

 

"Des abris de fortune avec des milliers de gens qui vivent sans rien"

Melissa Bell, envoyée spéciale de FRANCE24 en Haïti, en direct de l’aéroport de Port-au-Prince, le 15 janvier à 16 heures (GMT+1) / 11 heures du matin heure locale (GMT-5).

"Il y a une véritable barrière entre l’aéroport et le reste de la ville. Les avions sont bien arrivés et ont délivré tout le nécessaire pour soigner les gens, les nourrir, mais cette aide à du mal à atteindre les habitants de Port-au-Prince.

Malheureusement, dès qu’on quitte le tarmac pour aller en ville, on ne rencontre que des abris de fortune avec des milliers de gens qui vivent sans rien depuis trois jours. Ces rescapés n’ont pour la plupart parlé à personne depuis la catastrophe et n’attendent qu’une chose : recevoir de quoi se nourrir et de quoi boire. C’est une ville entière qui vit dans la rue dans des conditions catastrophiques ."

 

it
WB FR DPX BELL 16H 100115.wmv

"Les gens dorment encore dehors, et ça fait maintenant plus de 48 heures qu’ils n’ont rien à manger ni à boire"

 Melissa Bell, envoyée spéciale de FRANCE24 en Haïti, en direct de l’aéroport de Port-au-Prince, le 15 janvier à 7 heures (GMT+1) / 1 heure du matin heure locale (GMT-5)

"À l’intérieur de Port-au-Prince, le chaos est total à la tombée de la nuit. Il y a des bouchons incroyables. Des milliers de gens essayent de sortir à pieds avec ce qu’ils peuvent porter sur le dos pour se diriger, pour ceux qui y ont de la famille, à la campagne. Pour les autres, des camps de réfugiés devront être créés mais pour l’instant il n’y a rien. Les gens dorment encore dehors, et ça fait maintenant plus de 48 heures qu’ils n’ont rien à manger et rien à boire (…)

L’impatience grandit. Pour l’instant on ne voit rien de très concret de l’aide internationale. A l’aéroport, tout autour de moi, un véritable camp militaire est en train d’être construit sur les pistes d’atterrissage (…). Toute la nuit sont arrivés de nombreux avions avec de l’aide humanitaire. Mais c’est vraiment au compte-gouttes et quand on pense à l’ampleur de la tâche, on se rend compte que ça va être très très lent, et que pour beaucoup d’Haïtiens ce sera très très tard." 

it
Sur place, les secours peinent à s'organiser

"À Port-au-Prince, les prix flambent et donnent lieu à un marché parallèle"

Florence Cuvillier, envoyée spéciale de FRANCE24 en Haïti, en direct des rues de Port-au-Prince, le 15 janvier à 7h30 (GMT+1) / 1h30 du matin heure locale (GMT-5)

"La circulation ici est dangereuse à double titre. Premièrement parce qu’il n’y a pas du tout d’électricité dans la capitale, la ville est complètement plongée dans le noir. Ensuite parce que les habitants dorment pour la plupart au milieu de la rue, couchés sur le macadam, pour se protéger d’une éventuelle réplique du séisme (…).

Les équipes de secours se sont pour la plupart arrêtées de travailler à cause de ce manque de lumière. Seules les équipes de secours qui ont le matériel adéquat pour éclairer les scènes de recherche peuvent continuer à travailler (…). À Port-au-Prince les prix flambent, les prix de l’alimentation notamment, l’aide humanitaire n’arrive pas partout et les carences se font sentir et donnent lieu à un marché parallèle qui augmente les tensions (…).

On voit aussi en fin de journée des milliers de gens qui marchent dans les rues de Port-au-Prince, sans trop savoir où ils vont. Un jeune Haïtien nous expliquait que c’est une sorte de marche compulsive, que les gens avaient besoin de reprendre contact avec des rues complètement méconnaissables. Il y a encore un état de choc très visible".

it
WB FR CC PHONER CUVILLIER 6.wmv

Retrouvez ici les vidéos de nos envoyés spéciaux du 14 janvier.

 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.