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Gates s'excuse des "graves erreurs" de Washington au Pakistan et en Afghanistan

En visite à Islamabad, le chef du Pentagone a reconnu de "graves erreurs", dans les années 1990, de la part des États-Unis, qui ont "abandonné" l'Afghanistan et "rompu" avec le Pakistan, facilitant selon lui la montée en puissance des Taliban.

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A l'occasion d'une visite à Islamabad, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, s'est excusé pour les "graves" erreurs du passé commises par Washington au Pakistan et en Afghanistan, ce qui, selon lui, a contribué à l'émergence des Taliban dans la région. "J'étais dans le gouvernement américain au début des années 1990. La Russie a quitté la région, puis les États-Unis ont abandonné l'Afghanistan et rompu leurs liens militaires avec le Pakistan. [Il s'agissait d'une] grave erreur stratégique, résultant de décisions politiques américaines pleines de bonnes intentions mais sans vision à long terme", regrette-t-il.

De nombreux Pakistanais reprochent aux États-Unis d'avoir "importé" le terrorisme dans leur pays en chassant Al-Qaïda d'Afghanistan en 2001, de l'autre côté de la frontière. Le pays est confronté à une explosion de l'insécurité depuis qu'il a rejoint Washington dans la "guerre contre le terrorisme" en 2001, et rechigne aujourd'hui à agir davantage, tandis que les États-Unis affirment que leurs efforts ne sont pas suffisants contre les Taliban.

Les Taliban "font partie du paysage politique de l'Afghanistan"

"Les Taliban, nous l'admettons, font partie du paysage politique de l'Afghanistan à ce stade", reconnaît Robert Gates. "La question est de savoir s'ils sont prêts à jouer un rôle légitime dans le processus politique en cours, à savoir participer aux élections, cesser d'assassiner les responsables des autorités locales et de tuer des familles", a-t-il tempéré.

Ce commentaire intervient au moment où le président afghan Hamid Karzaï dévoile un pan de son nouveau programme de réconciliation avec Taliban, qu'il présentera lors d'une conférence internationale sur l'Afghanistan prévue à Londres le 28 janvier.

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