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BIRMANIE

Aung San Suu Kyi pourrait être libérée en novembre

Texte par : Dépêche
3 min

L'assignation à résidence d'Aung San Suu Kyi, opposante à la junte birmane, pourrait prendre fin en novembre, selon le ministre de l'Intérieur. Elle ne pourrait ainsi pas participer aux élections parlementaires prévues en octobre.

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REUTERS - La militante politique Aung San Suu Kyi sera libérée en novembre, a déclaré le ministre birman de l'Intérieur selon des témoins, une échéance qui  l'excluerait sans doute des élections prévues cette année.

La première opposante à la junte militaire birmane est assignée à résidence chez elle depuis de nombreuses années.

Le général Maung Oo, ministre de l'Intérieur, a tenu ces propos lors d'une réunion le 21 janvier à Kyaukopadaung, une ville située à quelque 560 km au nord de l'ancienne capitale Rangoun, selon trois participants qui ont requis l'anonymat.

Il n'a pas été possible de vérifier l'information de source indépendante.

Aung San Suu Kyi pourrait être ainsi libérée un mois après les élections parlementaires que la junte compte organiser en octobre, selon la plupart des observateurs.

La lauréate du prix Nobel de la paix a passé 14 des 20 dernières années en détention. Son assignation à résidence a été prolongée de 18 mois en août parce qu'un ressortissant américain s'était introduit chez elle, où il n'était pas invité.

Cette nouvelle condamnation, intervenue alors que l'assignation à résidence de la militante de 64 ans touchait à sa fin, avait entretenu le scepticisme quant aux intentions de la junte en vue des élections. L'incident remontait à mai 2009, également avant la fin d'une période d'assignation.

Économie de marché

Les élections que la junte compterait organiser en octobre seraient les premières depuis celles de 1990 qui avaient abouti à une écrasante victoire de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de Suu Kyi. Les militaires avaient refusé de reconnaître les résultats.

Selon les témoins, le général Maung Oo a déclaré devant des responsables que le vice-président de la LND, Tin Oo, serait libéré le 13 février. Ancien ministre de la Défense, général retraité, Tin Oo, 82 ans, est détenu depuis plus de dix ans.

La junte souhaite en outre s'orienter vers une économie de marché ouverte sur l'extérieur après avoir organisé des élections "libres et équitables", a ajouté Maung Oo.

Pour la LND, il est crucial que Tin Oo et Aung San Suu Kyi soient libérés avant les élections. "Le plus important, c'est qu'ils doivent être libérés à temps pour oeuvrer à la
réconciliation nationale", a dit un responsable, Khin Maung Swe.

La junte n'a pas encore fixé officiellement de date pour les élections, dont elle a promis aux Etats-Unis et à ses voisins asiatiques qu'elles seraient libres, équitables et ouvertes.

La LND ne s'est pas prononcée sur sa participation à ce scrutin. Les généraux le présentent comme un pas vers une démocratie multipartite là où l'opposition ne voit qu'un simulacre devant leur permettre de garder le pouvoir.

Plusieurs pays dont les Etats-Unis tentent d'inciter la Birmanie à faire sa transition démocratique et envisagent de revoir leur politique à son encontre, après des années de sanctions et d'embargos.
 

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