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La relaxe de Dominique de Villepin signe son retour sur la scène politique

Tout juste relaxé dans l'affaire Clearstream et jamais avare de critiques envers Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin s'est dit prêt à "servir les Français". Dès 2012, année de la présidentielle ? Trop tôt pour le dire, assurent ses proches.

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Joyeux anniversaire, "Mister President"… Pour ses 55 ans, le chef de l’Etat français, qui s’était constitué partie civile dans le procès Clearstream, a reçu en cadeau la relaxe d’un de ses principaux adversaires politiques, Dominique de Villepin.

Peu après ce jugement, Nicolas Sarkozy a annoncé via un communiqué envoyé de l’Elysée son intention de ne pas faire appel. Une prérogative de toute façon interdite à la partie civile, sauf pour contester d’éventuels dommages et intérêts.

De son côté, l’ancien Premier ministre s’est immédiatement dit prêt à "servir les Français". Une déclaration de candidature à la présidentielle de 2012 à peine voilée pour celui qui, de fait, incarne au sein même de l’UMP l’opposition à Nicolas Sarkozy. Pour le député gaulliste Nicolas Dupont-Aignan, interviewé sur le site "Profession politique", Dominique de Villepin peut être l’"alternative" que les "Français attendent".

Un club de supporters


"Rien de tout cela n’est prévu dans l’immédiat, a tempéré sur FRANCE 24 Georges Tron, député villepiniste de l’Essonne. A défaut d’être en campagne, Dominique de Villepin est effectivement dans l’action politique", concède-t-il, rappelant l’activisme du Club Villepin, sorte de club de supporters lancé en juin et présidé par l’ancienne ministre de l'Outre-mer Brigitte Girardin.

"Nous avons organisé un club autour de lui, il y a des réseaux de dialogue avec les Français et les Françaises, notamment par l’intermédiaire d’un blog autour de lui, il y a des déplacements en province, des réflexions", explique Georges Tron. Pour une campagne qui n’a pas commencé, elle semble plutôt bien entamée.

Nicolas Sarkozy l’atlantiste et Dominique de Villepin, célèbre pour son opposition à la guerre en Irak, n’en sont pas à leur premier duel politique. Pour la présidentielle de 1995 déjà, le premier avait soutenu la candidature d’Edouard Balladur alors que le second s’était rangé aux côtés de Jacques Chirac, qui l’avait emporté.

Depuis l’accession de Nicolas Sarkozy à la présidence en 2007, Dominique de Villepin ne manque pas une occasion de lui adresser des piques. Au printemps dernier, il a par exemple reproché au président "survitaminé" de faire davantage "preuve de banane que de sagesse" et s’est vivement opposé à la réintégration de la France dans le commandement militaire intégré de l'Otan.

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