Accéder au contenu principal

Jean-Louis Gergorin déplore le "deux poids deux mesures" pratiqué par la justice

Condamné à 15 mois de prison ferme par les juges du procès Clearstream, l'ex-vice-président exécutif d'EADS maintient que si Dominique de Villepin ne lui avait pas recommandé d'aller voir le juge Van Ruymbeke, "il n'y aurait pas eu d'affaire".

Publicité

AFP - Jean-Louis Gergorin attribue l'affaire Clearstream, à une "erreur de jugement" de Dominique de Villepin, estimant que le tribunal qui a relaxé l'ancien Premier ministre et l'a condamné, a pratiqué "deux poids deux mesures", dans un entretien au Journal du Dimanche paru samedi.

Dans une interview samedi matin à Europe 1, M. Gergorin a toutefois ajouté: "Dominique de Villepin est innocent. Dominique de Villepin est innocent parce que, comme moi, il n'a jamais su que les listings étaient faux".

Condamné jeudi à 15 mois de prison ferme notamment pour dénonciation calomnieuse dans l'affaire Clearstream, l'ancien vice-président exécutif d'EADS a été considéré par le tribunal correctionnel de Paris comme le cerveau de la manipulation visant à faire croire que des personnalités, dont Nicolas Sarkozy, détenaient des comptes occultes à l'étranger.

Sitôt le jugement rendu public, M. Gergorin avait annoncé qu'il faisait appel, décidé à "se battre" pour que son "innocence soit reconnue".

"Je n'ai rien à retrancher sur la façon dont Dominique de Villepin, début avril 2004, sous une forme qu'il m'a présentée comme une instruction du président de la République, m'a fortement incité à saisir un juge d'instruction", a déclaré M. Gergorin au JDD.

"Je maintiens aujourd'hui que sans cette vive recommandation de Dominique de Villepin, je ne serais jamais allé voir le juge Van Ruymbeke et qu'il n'y aurait pas eu d'affaire Clearstream", ajoute-t-il.

Reconnaissant avoir fait des "erreurs", il poursuit: "tout a éclaté parce que Dominique de Villepin a lui aussi fait une erreur de jugement en me demandant d'informer un juge". Selon M. Gergorin, M. de Villepin "a fait une deuxième erreur de jugement en ne veillant pas, à partir de janvier 2004, à ce que tous les moyens soient mis en oeuvre pour vérifier la réalité de la pénétration informatique alléguée par Imad Lahoud".

"Toutes ces erreurs de jugement, s'ajoutant aux miennes, ont produit cette aberration collective qu'est l'affaire Clearstream", souligne-t-il.

Interrogé sur la question de savoir si la relaxe de M. de Villepin l'a mis en colère, il répond: "non au contraire. Mais il y a une grosse contradiction dans ce jugement, c'est le deux poids deux mesures appliqué à Dominique de Villepin et à moi".

"La contradiction est énorme", estime M. Gergorin qui ajoute: "Moi j'aurais dû réagir presque tout de suite, Dominique de Villepin, lui, pendant un an, a parfaitement le droit de ne pas comprendre. Pourquoi deux standards différents dans un même jugement?".

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.