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Fortes perturbations attendues après l'appel à la grève des syndicats de la SNCF

Lancé à l'appel des principaux syndicats en guise de protestation contre les restructurations, le mouvement de grève de la SNCF a débuté mardi soir. Le trafic devrait être assez fortement perturbé durant la journée de mercredi.

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AFP - Une grève à l'appel des principaux syndicats de la SNCF a débuté mardi à 20H00 et va entraîner d'assez fortes perturbations mercredi, ce mouvement étant conçu comme un "ultimatum" au président de l'entreprise et au gouvernement sur l'emploi et les réorganisations.

Aucun Corail de nuit en liaison nationale ne circule mais le service des Corails de nuit internationaux est normal, de même que mercredi celui des trains internationaux Eurostar, Thalys, Alleo, Lyria et Artesia.

La SNCF a prévu en moyenne pour la journée deux trains à grande vitesse (TGV) sur trois, un Corail sur deux, un train express régional (TER) sur deux et aux heures de pointe en Ile-de-France deux Transiliens sur trois.

L'entreprise publique conseille à chaque voyageur de s'informer spécifiquement sur sa ligne, en consultant la liste des trains affichée dans chaque gare, en se connectant sur www.sncf.com ou www.abcdtrains.com pour les Transiliens, ou encore en appelant les numéros verts 08 05 90 36 35 pour les grandes lignes et TER, 08 05 70 08 05 pour les Transiliens. Quelque 600.000 tracts précisant les horaires ont été distribués mardi en région parisienne.

Le niveau de trafic prévu est équivalent à celui du 20 octobre 2009, date de la dernière grève nationale à l'appel trois syndicats seulement (CGT, Sud-Rail, CFDT), a précisé la SNCF.

La CGT, première force syndicale, attend 40% de grévistes mercredi, contre 23,75% selon la direction et 31,6% selon le syndicat le 20 octobre.

Unis pour la première fois depuis de longs mois, CGT, Sud-Rail, CFDT et Unsa avertissent que "sans réponses concrètes" de la direction et du gouvernement, ils pourraient déclencher une grève reconductible dans quelque temps.

Le budget 2010, présenté le 20 janvier, concentre leurs critiques. Il prévoit 1.404 suppressions de postes mais les syndicats constatent que les effectifs seront réduits à la fin de l'année de 3.713 personnes.

Quelque 500 à 600 cheminots fréquentent actuellement des "espaces mobilité emploi", dont plus d'un tiers sont en formation, en vue d'un reclassement interne ou dans des filiales SNCF. L'entreprise prévoit qu'ils seront 1.800 à 2.000 à la fin de l'année compte tenu des arrivées de personnels du fret, où près de 2.600 postes sont supprimés.

Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a fait valoir récemment qu'en 2009, malgré la crise, "on n'a bloqué ni les embauches ni les salaires" et que "la SNCF a continué à investir".

Pour 2010, les recrutements, "de l'ordre de 1.000 à 1.500", pourraient être ajustés "en fonction des départs à la retraite", a-t-il ajouté. La CGT réclame 1.500 à 2.000 embauches supplémentaires pour améliorer le quotidien des usagers et maintenir le niveau de sécurité.

Sur les salaires, "on va proposer une mesure", a avancé M. Pepy. "Salaires, emploi, fret: on discute, contrairement à ce que voudrait faire croire" la CGT, qui "déforme la réalité de manière systématique", a ajouté le directeur des ressources humaines, François Nogué.

Au-delà, les syndicats relaient un mal-être des cheminots face aux réorganisations. La CGT relève "de sérieuses alertes en matière de souffrance au travail", dont des suicides "liées aux transformations de l'entreprise, menées de façon violente et brutale".

Des discussions sur le stress sont en cours. Le DRH a dénoncé une "volonté de caricature" de la CGT sur ses propositions, qui portent sur l'amélioration de la qualité de vie au travail et la prévention des risques psychosociaux notamment.
 

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