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Un nouveau départ pour la F1

Quatre nouvelles écuries, des visages inconnus, un come-back et des règles qui renforcent la concurrence... La saison 2010 devrait revigorer un sport dont l’image s’est quelque peu ternie durant la fin de règne de Max Mosley.

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Comme un nouveau départ, le circuit F1 tentera cette saison de redorer son blason et de retourner à l’essentiel de la catégorie reine du sport automobile : la compétition. Finie la morosité de la crise automobile dans le paddock. Terminées les discordes entre la FIA et le syndicat des écuries (FOTA) sur les plafonds des financements des écuries, les frasques de Flavio Briatore et les crashs contrôlés des Lewis Hamilton et compères. Place aux nouveaux pilotes, au retour culotté de Michael Schumacher, à trois nouvelles écuries et à de nouvelles règles… Bref, que du bonheur pour Jean Todt, tout nouveau président de la FIA, et pour l’inusable Bernie Ecclestone, grand argentier de la F1.

Nouveau barème

Saison 2010 :  les dates à retenir

C’est ce dernier qui a été l’initiateur du nouveau barème d’attribution des points pour la saison 2010 "pour encourager les dépassements", selon le Britannique. Pour la première fois dans l’histoire du sport, les points seront distribués au dix premiers d'un Grand Prix, remplaçant le système mis en place en 2003 qui récompensait uniquement les huit premiers. Les points seront distribués de la manière suivante : 25 pour le premier puis 18, 15, 12, 10, 8, 6, 4, 2, 1.

Pour favoriser les écuries moins compétitives, le deuxième grand changement en 2010 concerne les pneus. Cette fois-ci, le concept a été pensé par le think-tank Sporting Working Group et repris par la FIA : les dix premières voitures de la grille de départ devront utiliser les mêmes pneus que lors du dernier tour qualificatif dit Q3. La commission de la F1 a également décidé d’obliger les écuries à disposer de 11 sets de pneus secs par course contre 14 auparavant.

Jeunes loups et vieille garde

Pour le grand public, la révolution sera moins technique et se notera sur la grille de départ. Vingt-six au lieu de vingt monoplaces prendront place aux Grand Prix. Les quatre nouvelles écuries sont Campos Meta Team, Lotus F1 Racing, Virgin Racing et les Américains de US F1. Un chamboulement dans la physionomie des courses, encore faut-il qu’elles soient prêtes en temps et compétitives.

Aujourd’hui, seuls Lotus et Virgin Racing ont leurs deux pilotes prêts à rouler : Jarno Trulli-Heikki Kovalainen chez les premiers et Timo Glock-Luca di Grassi chez les seconds. Chez US F1, il n’y a pour l’instant que l’Argentin Jose-Maria "Pechito" Lopez, ancien pilote d’essais de Renault, qui a les clés du monoplace que les consructeurs américains tardent à dévoiler. Les Espagnols de Campos ont averti qu’ils ne feront pas d’essais avant fin février et seul le neveu de la légende Ayrton Senna, Bruno Senna, a signé un contrat. Les rumeurs annonçaient Nelson Piquet Jr, mais ce dernier a préféré tenter sa chance en Nascar aux Etats-Unis.

Suspense et rivalité

Les écuries historiques ont également leur lot de nouveautés. Jenson Button et Lewis Hamilton s’unissent sous les couleurs de McLaren pour un team 100% british. Ferrari compte aussi deux champions du monde, Felipe Massa et Fernando Alonso, pour prétendre au titre. Chez Renault, on note l’arrivée d'Eric Bouiller, remplaçant du sulfureux Flavio Briatore. Il aura sous son autorité deux pilotes venus de l’Est : le Polonais Robert Kubica et Vitaly Petrov. Le premier pilote russe de F1 sera avant tout une tête de pont vers un marché encore inexploré à l’avenir doré, "pas seulement pour Renault mais pour la F1 en général", prédit Bouiller. Du côté Sauber, la recrue japonaise Kamui Kobayashi a fait sensation aux essais de Valence avec son coéquipier Espagnol Pedro de la Rosa. Avec le retour du septuple champion du monde, Michael Schumacher, Mercedes tente le coup de poker. Mais déjà Rubens Barrichelo appelle Nico Rosberg à se méfier de son ancien coéquipier.

Du suspense et des rivalités naissantes, on en demandait pas tant pour cette saison 2010 qui devra faire oublier les années calamiteuses, en terme d’image et de spectacle, de l'ère Max Mosley.

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