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La BCE maintient son principal taux directeur à 1 %

La Banque centrale européenne a annoncé, ce jeudi, le maintien de son principal taux directeur à un niveau historiquement bas, malgré l'inquiétude provoquée par l'endettement de la Grèce, du Portugal et de l'Espagne.

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AFP - La Banque centrale européenne a annoncé jeudi le maintien de ses taux directeurs à leur niveau historiquement bas, un statu quo appelé à durer alors que la zone euro reste secouée par la crise budgétaire en Grèce.

Le principal taux directeur, baromètre du crédit dans les seize pays de la monnaie unique, reste à 1%, son niveau depuis le mois de mai.

La Banque d'Angleterre a elle aussi gardé son taux directeur inchangé, à 0,5%.

Le président de la BCE Jean-Claude Trichet doit tenir une conférence de presse à partir de 13H30 GMT, pour faire un point sur la conjoncture de la zone euro et ses perspectives.

Le Français va sans doute rester prudent en évoquant une reprise économique qui promet d'être laborieuse et redire qu'aucun risque inflationniste ne menace.

L'activité continue à se redresser mais moins rapidement que les mois précédents, ont montré les récentes données. Et la baisse inattendue des commandes au mois de décembre en Allemagne, première économie européenne, confirme le scénario d'une relance "inégale", où une bonne statistique succède à une mauvaise.

"Le prochain rendez-vous sera le mois de mars", estime UniCredit dans une note d'analyse. La BCE devrait donner de nouveaux détails sur le retrait progressif des mesures anti-crise et livrer ses nouvelles prévisions trimestrielles de croissance et d'inflation.

Pour ce jeudi, les analystes attendent de nouveaux commentaires sur la crise grecque et plus généralement sur le dérapage des finances publiques dans la zone euro.

Les marchés boursiers et l'euro restaient sous pression jeudi en raison des inquiétudes à ce sujet. La monnaie unique est descendue jusqu'à 1,3827 dollar, son plus bas niveau depuis juin 2009.

La Grèce, mais aussi le Portugal, l'Espagne et l'Irlande sont fragilisés par leur lourd endettement et une baisse de compétitivité. "Mais si la Grèce est un problème pour la zone euro, l'Espagne pourrait être un désastre parce qu'elle en est la quatrième économie", souligne l'économiste américain Nouriel Roubini, dans une note d'analyse.

Pour l'expert, qui a gagné le surnom "Dr. Catastrophe" pour son pessimisme, la zone euro "traverse son premier vrai test" et au bout du compte "certains pays pourraient devoir quitter l'Union monétaire".

Une hypothèse que Jean-Claude Trichet avait qualifiée "d'absurde".

Le Français devrait redire jeudi qu'aucun pays en difficulté ne doit s'attendre à recevoir une aide exceptionnelle de la part de la BCE, selon Cédric Thellier, économiste chez Natixis.

La BCE a nettement assoupli les critères des garanties qu'elle accepte en l'échange de l'octroi de prêt (les banques peuvent déposer auprès d'elle des obligations d'Etat dont la note minimum est de BBB-, alors qu'elle ne descendait pas sous A- avant la crise). La note d'endettement à long terme de la Grèce est actuellement BBB+.

La BCE a déjà suggéré qu'elle ne prolongerait pas ces mesures après la fin de l'année. Cela voudrait dire que les obligations de la Grèce pourraient être exclues des garanties acceptées, souligne l'analyste.

Les efforts du pays, déjà soumis aux attaques spéculatives des marchés financiers, pour sortir de la crise seraient ainsi réduits à la portion congrue.

 

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