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France et États-Unis veulent de nouvelles sanctions contre l'Iran

En visite à Paris, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, s'est dit "totalement d'accord" avec son homologue français pour remettre la pression sur l'Iran au Conseil de sécurité de l'ONU, que la France présidera à partir de février.

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AFP - La France et les Etats-Unis veulent "travailler" au sein du Conseil de sécurité de l'ONU à de nouvelles sanctions contre l'Iran sur son programme nucléaire, a déclaré à la presse le ministre français de la Défense, Hervé Morin, au côté de son homologue américain, Robert Gates.

"Nous avons évoqué l'Iran (...) Notre convergence de vues est totale", a déclaré le ministre français après des discussions avec le chef du Pentagone.

"Il sera nécessaire malheureusement d'engager un dialogue avec la communauté internationale qui mènera à de nouvelles sanctions si l'Iran ne cesse pas ses programmes" d'enrichissement d'uranium, a-t-il ajouté. Il n'y a "pas d'autre choix que de travailler à d'autres mesures" au sein du Conseil de sécurité de l'ONU, a-t-il insisté.

"Nous sommes entièrement d'accord pour dire qu'une action de la communauté internationale est la prochaine étape", a quant à lui affirmé M. Gates.

Les grandes puissances soupçonnent le régime de Téhéran de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert d'un programme nucléaire civil.

Les Etats-Unis espèrent profiter du fait que la France assurera en février la présidence du Conseil de sécurité pour présenter une résolution aux Nations unies. La France est très favorable à un renforcement des sanctions à l'égard de Téhéran.

L'Iran a notifié officiellement lundi à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sa décision de commencer à enrichir de l'uranium à 20% malgré les pressions internationales, tout en se déclarant prêt à arrêter ce processus s'il obtenait des grandes puissances le combustible nucléaire qu'il réclame.

Les Iraniens "ne savent pas fabriquer du combustible" pour leur réacteur nucléaire de recherche à partir d'uranium enrichi à 20%, a réagi le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, lors d'une rencontre avec l'association de la presse diplomatique.

"Enrichir à 20%, pour quoi faire ?", a-t-il demandé, en affirmant que la proposition internationale faite à l'automne à Téhéran d'enrichir son uranium à l'étranger et de le transformer en coeurs nucléaires pour son réacteur n'était pas négociable.

"Tout cela n'est pas sérieux et nous ne pouvons pas appliquer autre chose hélas que des sanctions puisque la négociation n'est pas possible", a-t-il dit. Il a reconnu que la France ne disposait pas actuellement à l'ONU de voix suffisantes pour faire adopter une nouvelle résolution. "Il faut 9 voix positives, nous ne sommes pas sûrs de les avoir maintenant".

L'annonce d'un enrichissement d'uranium à 20% "est vraiment un chantage qu'on peut appeler de la diplomatie mais dans ce cas-là elle est vraiment négative", a précisé Bernard Kouchner. "Ne soyons pas trop sensibles aux diverses déclarations contradictoires" des dirigeants iraniens.

"Enrichir l'uranium est contraire à toutes les résolutions du Conseil de sécurité. Ils n'ont pas l'usage d'un uranium enrichi puisque nous croyons qu'ils ne peuvent pas fabriquer du combustible", a-t-il insisté. "Il n'y a rien de nouveau sauf gagner du temps", a estimé le ministre français.

L'AIEA avait soumis en octobre un projet d'accord qui prévoit que l'Iran livre 70% de son uranium faiblement enrichi (3,5%) à la Russie, chargée de l'enrichir à 20% avant qu'il ne soit transformé en France en combustible pour le réacteur de recherche, mais Téhéran n'a pas accepté ce schéma.

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