FRANCE - IRAN

La justice française se penche sur le sort du détenu iranien Vakili Rad

La justice française doit examiner la demande de liberté conditionnelle d'Ali Vakili Rad, condamné à la perpétuité pour l'assassinat d'un ancien Premier ministre iranien en 1991. Sa libération pourrait faciliter celle de Clotilde Reiss.

Publicité

AFP - La demande de liberté conditionnelle d'Ali Vakili Rad, un Iranien condamné à la réclusion à perpétuité pour l'assassinat en 1991 de l'ancien Premier ministre iranien Chapour Bakhtiar, sera examinée mercredi par la justice française.

La demande d'Ali Vakili Rad, incarcéré à la centrale de Poissy (Yvelines) sera examinée mercredi par le juge d'application des peines compétent en matière de terrorisme, a précisé son avocat Maître Sorin Margulis. La décision devrait être mise en délibéré.

Ali Vakili Rad avait été condamné en 1994 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 18 ans, qui s'est achevée le 2 juillet 2009.

Tant l'avocat d'Ali Vakili Rad que la France écartent tout lien entre cette affaire et le sort de la Française Clotilde Reiss, poursuivie en Iran après avoir participé à des manifestations antigouvernementales.

Les autorités iraniennes avaient évoqué dans le passé le cas d'Iraniens détenus en France, en réponse à une question sur la libération de Mlle Reiss, sans mentionner explicitement le cas d'Ali Vakili Rad.

Clotilde Reiss, lectrice à l'université d'Ispahan (centre), a été accusée d'atteinte à la sécurité nationale de l'Iran, notamment pour avoir rassemblé des informations et des photos qu'elle aurait transmises à l'attaché scientifique de l'ambassade de France.

Depuis la mi-août, elle attend son jugement, confinée dans l'ambassade de France.

Une décision de remise en liberté de M. Vakili Rad ouvrirait la voie à son expulsion vers l'Iran.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine