Accéder au contenu principal

Le Suisse Max Göldi écope d'une peine de quatre mois de prison

Accusé de séjour illégal en Libye, l'homme d'affaires suisse Max Göldi a vu sa peine réduite de 16 à 4 mois de prison par la cour d'appel de Tripoli. Arrêté pour le même motif, Rachid Hamdani a bénéficié d'un non-lieu, dimanche.

Publicité

AFP - La cour d'appel de Tripoli a condamné jeudi à quatre mois de prison Max Göldi, un des deux Suisses retenus en Libye qui étaient accusés de "séjour illégal" dans ce pays, a annoncé à l'AFP son avocat libyen Salah Zahaf.

M. Göldi avait été condamné en novembre à 16 mois de prison dans cette affaire.

"La Cour d'appel a réduit la peine de Max Göldi à quatre mois", a déclaré M. Zahaf, estimant toutefois que ce jugement était une "mauvaise nouvelle".

L'avocat a précisé que son client qui n'a pas assisté à son procès jeudi pouvait encore déposer un recours devant la Haute Cour dans les trois prochains jours.

A la question de savoir si M. Göldi allait être emprisonné, M. Zahaf a indiqué que c'était "au procureur général de décider de l'exécution du jugement".

Max Göldi, chef de la filiale en Libye du groupe d'ingénierie hevético-suédois ABB et Rachid Hamdami, responsable d'une PME suisse, ont été condamnés par contumace le 30 novembre 2009 à 16 mois de prison pour "séjour illégal" dans le pays.

M. Hamdani avait été innocenté en appel le 31 janvier.

Les deux hommes ont fait l'objet d'un autre procès pour exercice d'"activités économiques illégales".

Début février, M. Hamdani a bénéficié d'un non-lieu dans cette affaire, alors que M. Göldi a écopé d'une amende de 800 dollars.

Malgré ces décisions de justice, M. Hamdani n'a pas pu quitter la Libye, son passeport ayant été confisqué par les autorités.

Jeudi, M. Zahaf a indiqué avoir reçu "des promesses des autorités libyennes de lui remettre aujoud'hui ou demain le passeport de M. Hamdani".

"Dès qu'il aura son passeport, il pourra quitter le pays", a-t-il précisé.

MM. Göldi et Hamdani avaient été arrêtés le 19 juillet 2008 en Libye, peu après l'interpellation musclée à Genève d'un autre fils du colonel Kadhafi, Hannibal, et de son épouse, sur une plainte de deux domestiques accusant leur employeur de mauvais traitements.

Ils avaient été remis en liberté le 28 juillet 2008 et résidaient depuis à l'ambassade de Suisse avec interdiction de quitter le territoire libyen.

En septembre 2009, alors qu'ils devaient subir des tests médicaux, les deux hommes avaient été conduits dans un lieu tenu secret par Tripoli - opération qualifiée de "kidnapping" par Berne -, avant d'être remis le 9 novembre 2009 à leur ambassade.
 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.