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FRANCE

La justice française accorde un peu de répit à un réfugié haïtien

2 min

Raguel Ranfort, un Haïtien de 35 ans qui a fui les menaces de mort d'un gang ainsi que Port-au-Prince dévasté par le séisme, peut, après plusieurs péripéties juridiques, quitter la zone d’attente de Roissy et demander l’asile.

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Raguel Ranfort est libre. Le jeune Haïtien peut, depuis mercredi soir, sortir de la zone d’attente de Roissy dans laquelle il était enfermé depuis huit jours et, enfin, fouler le sol français.

Après le séisme, le calvaire juridique d'un immigré haïtien

Mercredi, le Tribunal administratif de Paris a annulé la décision du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale qui avait, le 12 février, rejeté sa demande d’admission sur le sol français.

"C’est un dossier clos pour le moment, se réjouit l’avocat de Raguel Ranfort, maître Sylvain Saligari. C’est une bonne chose, vraiment. Je ne partais pourtant pas confiant."

Le jeune immigré ne risque désormais plus d’être refoulé à n’importe quel moment vers Saint Domingue, ville de laquelle il s’était envolé vers la France mardi 9 février, muni d’un faux passeport. Son entrée sur le territoire français lui permet de faire sa demande d’asile auprès des autorités.

Menacé de mort par quatre anciens prisonniers

Raguel pourra rester en France en toute légalité jusqu’à ce que l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) prenne sa décision concernant sa demande d’asile. Ce qui, selon Sylvain Saligari, "peut prendre entre trois et six mois".

Dimanche, le juge des libertés et de la détention avait refusé de libérer Raguel de la zone d’attente, invoquant les nombreuses incertitudes concernant la nationalité de l’immigré. Mardi, la Cour d’appel avait confirmé cette décision.

Raguel Ranfort a fui Port-au-Prince dévasté début février, où il était menacé de mort par quatre anciens prisonniers responsables de l'enlèvement de son neveu. Les malfrats s’étaient évadés après l’effondrement de la prison de la capitale haïtienne. Raguel avait porté plainte contre eux en 2002, après la disparition de son neveu. Ils avaient écopé de lourdes peines de prison.

 

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