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Un pays au sous-sol convoité

Le Niger est le troisième producteur mondial d’uranium et le pays attise les appétences étrangères. Mais après le coup d'État, la junte respectera-t-elle les contrats signés par le président déchu Mamadou Tandja ?

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Depuis quelques années, le Niger, pourtant l’un des Etats plus pauvres du monde, attise les appétences étrangères. La raison : la richesse de ses sous-sols en uranium. Troisième producteur mondial depuis 2008 - derrière le Canada et l’Australie - avec un peu plus de 3 032 tonnes d'uranium, le Niger est d’autant plus convoité que l’énergie nucléaire a connu un véritable retour en grâce ces dernières années. Cinquante-six réacteurs sont actuellement en construction dans le monde, dont 21 en Chine. Les Etats-Unis, qui boudaient l'énergie nucléaire depuis trente ans, ont annoncé, mi-février, la construction prochaine d’une centrale sur leur sol. A Londres, l’objectif affiché est de produire 30 % de l’électricité grâce au nucléaire d'ici à la fin des années 2020, contre 20 % aujourd'hui.

Résultat : le prix de la livre du précieux minerai est passé de moins de 10 dollars en 2002 à 45 dollars actuellement (avec un pic à 136 dollars en juin 2007). Niamey s’en frotte les mains. Le pays, qui occupe la dernière place au classement annuel de l’indice de développement humain publié en 2009 par le Programme des Nations unies pour le développement sur 182 pays membres de l’ONU, distribue depuis trois ans par dizaines des permis d'exploration aux investisseurs étrangers, dont le français Areva.

Des contrats en péril ?

Implanté au Niger depuis les années 1970, Areva a obtenu début 2009 l'exploitation du gisement d’uranium d’Imouraren dans le nord du pays - le second plus important gisement au monde selon Areva, qui devrait produire 5 000 tonnes par an à partir de 2012.

A la suite du putsch mené jeudi contre le président Mamadou Tandja, l'avenir des contrats signés par les entreprises étrangères semble desormais incertain. "On est comme vous, on attend de voir ce qu’il va se passer", explique à France24.com le service communication d'Areva.

"Tous les accords d’Areva ont été négociés avec le gouvernement [du président Mamadou Tandja]. Il faut maintenant voir si la junte qui a pris le pouvoir va respecter ces contrats", commente pour sa part Gaelle Arenson, rédactrice en chef d’"Africa Mining Intelligence".

 

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