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L'armée aurait tué l'un des chefs du groupe islamiste Abou Sayyaf

L'armée des Philippines affirme avoir tué Albader Parad dans des combats sur l'île de Jolo, dans le sud des Philippines. Celui-ci avait dirigé le groupe qui avait enlevé trois employés du Comité international de la Croix-Rouge, en 2009.

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AFP - Un des dirigeants du groupe islamiste Abou Sayyaf, responsable de l'enlèvement de trois employés du CICR en 2009, figure parmi six rebelles tués dimanche dans des combats sur l'île de Jolo, dans le sud des Philippines, a annoncé l'armée.

Il s'agit d'Albader Parad, a déclaré à la presse le général Benjamin Dolorfino qui a mené l'opération. Quatre sources civiles l'ont identifié, a-t-il précisé.

Parad et ses hommes "étaient les cibles de l'opération", avait auparavant indiqué le général Rustico Guerrero, responsable des forces antiterroristes régionales. "Nous sommes à la recherche des dirigeants du tristement célèbre groupe Abou Sayyaf", avait-il dit à une radio locale.

Albader Parad dirigeait le groupe qui avait enlevé en janvier 2009 un Italien, Eugenio Vagni, une Philippine, Mary Jean Lacaba, et un Suisse, Andreas Notter, alors qu'ils effectuaient une mission sur l'île de Jolo pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

L'otage philippine et le Suisse avaient été libérés en avril, l'Italien en juillet.

Le général Dolorfino a décrit l'opération militaire contre le groupe comme une opération "chirurgicale, conduite par les services de renseignements".

L'assaut a été donné samedi soir et les combats ont duré toute la nuit. Trois militaires ont été blessés, a-t-il précisé. Il a ajouté qu'après la fin des combats, les soldats continuaient à rechercher d'éventuels autres membres du groupe.

Parad, dont le visage était souvent dissimulé par un masque de ski noir, était considéré ces dernières années comme un membre clé d'Abu Sayyaf, les autres dirigeants importants du groupe ayant été arrêtés ou tués.

L'armée philippine avait déjà annoncé sa mort au cours d'un combat lors de la crise des otages de la Croix Rouge mais il était réapparu quelques jours après, interviewé par une radio nationale.

Les rebelles islamistes d'Abou Sayyaf, retranchés dans la jungle de Jolo, se sont spécialisés dans les enlèvements d'étrangers et de chrétiens avec demandes de rançons.

Les autorités les accusent de liens avec Al-Qaïda et avec le groupe Jamaah Islamiyah (JI), accusé d'avoir fomenté l'attentat qui avait fait 202 morts sur l'île indonésienne de Bali en 2002. Ils sont également accusés d'un attentat contre un ferry à Manille dans lequel une centaine de personnes avaient été tuées en 2004.

Ils figurent sur la liste des organisations terroristes du gouvernement américain.

Les combats de dimanche suivent l'arrestation annoncée jeudi de Jumadail Arad, un membre d'Abou Sayyaf recherché pour l'enlèvement et le meurtre de touristes américains en 2001. Deux Américains avaient péri, l'un durant sa captivité, l'autre pendant l'opération de sauvetage menée l'année suivante par l'armée philippine.

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