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La présidentielle prévue pour "fin avril-début mai", selon Blaise Compaoré

Un communiqué du président burkinabè, qui joue le rôle de médiateur dans la crise ivoirienne, annonce qu'un nouveau gouvernement doit être nommé aujourd'hui pour permettre au pays d'organiser l'élection présidentielle d'ici trois mois.

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AFP - Après dix jours de tourmente marqués par des violences, le nouveau gouvernement ivoirien était attendu mardi pour conduire le pays "fin avril-début mai" à une élection présidentielle, reportée depuis 2005 et censée clore la crise née du coup d'Etat manqué de 2002.

Les protagonistes ivoiriens se sont accordés sur l'objectif de tenir dans cette période le scrutin sans cesse repoussé depuis la fin du mandat du président Laurent Gbagbo, selon un communiqué publié par le représentant à Abidjan du médiateur, le chef de l'Etat burkinabè Blaise Compaoré.

La date exacte, qui doit être proposée par la Commission électorale indépendante (CEI), reste à fixer et devra être validée par M. Gbagbo.

La dernière échéance annoncée était "fin février-début mars". Mais elle avait été effacée par le blocage politique suscité par la dissolution du gouvernement et de la CEI par le chef de l'Etat le 12 février.

Une double dissolution qui a plongé le pays dans la crise et provoqué des manifestations de l'opposition, parfois émaillées de violences.

A l'issue d'un marathon de consultations lundi, le médiateur et le Premier ministre reconduit Guillaume Soro, chef de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) contrôlant depuis 2002 le nord du pays, ont annoncé un gouvernement pour ce mardi et incluant tous les protagonistes, dont l'opposition.

Sur le gouvernement, "les négociations continuent" avec M. Soro, a affirmé Alphonse Djédjé Mady, chef de la principale coalition d'opposition, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

Il s'est refusé à dire si les conditions étaient remplies pour un retour aux affaires du RHDP, dont les leaders et principaux candidats sont l'ancien président Henri Konan Bédié et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara.

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Selon des sources proches du dossier, de très difficiles tractations se poursuivaient dans la journée sur les noms des futurs titulaires.

Depuis la semaine dernière, l'opposition avait empêché la formation du gouvernement en exigeant des assurances sur la CEI. Elle réclamait initialement son "rétablissement immédiat".

La précédente commission avait été bloquée par la polémique autour de son président Robert Beugré Mambé, membre de l'opposition et accusé de "fraude" sur la liste électorale par M. Gbagbo et les siens.

La CEI "new look" procédera jeudi au remplacement de son président et de ses vice-présidents, a annoncé la médiation.

Mais elle gardera la même "structure", alors que le camp présidentiel avait dénoncé avec force la domination de ses adversaires sur cette institution.

Le RHDP n'a toutefois pas voulu relâcher la pression et a maintenu son "mot d'ordre de manifestation" jusqu'à la mise en place de la commission.

Si la situation était redevenue calme dans les villes de Gagnoa (centre-ouest), Daloa (ouest), Bouaké (centre) et Korhogo (nord), théâtres de graves incidents lors de manifestations ces derniers jours, d'autres localités ont connu des tensions, comme Ferkessedougou (nord) et Djebonoua (centre), selon des témoins.

Fer de lance des manifestations pro-Gbagbo aux heures les plus chaudes de la crise de 2002, le leader des "patriotes" Charles Blé Goudé a condamné une "guérilla urbaine" de l'opposition, mais il s'est dit opposé à toute "action de représailles".

La répression d'une manifestation par les forces de l'ordre à Daloa avait fait lundi deux morts, portant à au moins sept décès le bilan des protestations.

 

 


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