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La gauche se moque de l'ingérence de l'Élysée en Île-de-France

Au lendemain du rappel à l’ordre de la tête de liste de l'UMP pour les régionales en Île-de-France par Nicolas Sarkozy, Valérie Pécresse (à gauche) assure que son équipe est "motivée et soudée". L’opposition raille une "candidate sous tutelle".

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REUTERS - Valérie Pécresse, tête de liste UMP pour les régionales en Ile-de-France, a assuré mercredi que son équipe était désormais "motivée et soudée", après le rappel à l'ordre de Nicolas Sarkozy dans une campagne qui patine.

Le chef de l'Etat a exhorté mardi les candidats franciliens réunis à l'Elysée à faire bloc derrière leur chef de file.

L'opposition raille une "candidate sous tutelle" et déplore que Nicolas Sarkozy joue les "directeurs de cabinet" de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Le président de la République "ne se grandit pas" en intervenant dans la campagne à dix jours du premier tour, a dit mercredi sur Europe 1 le président sortant d'Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, qui brigue un troisième mandat.

Pour le responsable socialiste, ce mélange des genres n'est pas "conforme à l'éthique républicaine" d'autant que le président avait promis fin janvier "devant huit millions de spectateurs de ne pas s'occuper du tout" des régionales.

Valérie Pécresse voit sa candidature affaiblie par des dissensions internes et la polémique lancée par certains de ses co-listiers sur le passé judiciaire d'Ali Soumaré, candidat PS dans le Val-d'Oise.

"Le soutien du président, il est très précieux", a souligné Valérie Pécresse sur Europe 1. "Aujourd'hui, l'heure est au rassemblement sans faille, c'est ce que le président a dit".

Elle a qualifié de "fausses rumeurs" les informations selon lesquelles elle serait à couteaux tirés avec la tête de liste UMP à Paris, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno.

"Toutes ces fausses rumeurs, c'est l'écume des choses", a déclaré la ministre de l'Enseignement supérieur, qui a cependant évoqué des "aigreurs" au sein de son équipe.

Sarkozy devra "assumer la défaite"

Le député UMP de Seine-Saint-Denis Eric Raoult, écarté des listes, a dénoncé la semaine dernière la "campagne d'amateur" de Valérie Pécresse, estimant que la droite avait d'ores et déjà perdu l'Ile-de-France. "J'ai voulu le renouvellement mais mettre le pied à l'étrier à de nouvelles personnalités, des 'quadras', cela crée des aigreurs", a constaté la chef de file UMP. Gagner au soir du deuxième tour, "j'y crois", a-t-elle insisté, malgré des sondages en berne.

La réunion à l'Elysée a suscité les critiques du Parti socialiste, qui y voit le signe que la droite "ne sait pas où aller".

"Ce qui s'est passé hier avec Valérie Pécresse est quand même incroyable", a commenté Martine Aubry sur RMC et BFM-TV. "Cela prouve qu'ils sont bien perdus et qu'ils ne savent vraiment pas où aller", a ajouté le premier secrétaire du PS.

A droite, "c'est la division partout et Nicolas Sarkozy essaie de reprendre les choses en main, mais plutôt par la discipline que par un changement de cap et des propositions pour les Français", a-t-elle ajouté.

Pour Anne Hidalgo, tête de liste PS à Paris, "on a désormais la preuve que Valérie Pécresse est une candidate sous tutelle".

"C'est quand même une des premières fois où l`on voit un président de la République se transformer en directeur de campagne pour une élection régionale", a raillé Laurent Fabius sur Radio Classique.

L'ancien Premier ministre a prévenu que cela amplifierait "l'interprétation nationale" des élections régionales, qui s'annoncent délicates pour la majorité.

Que Nicolas Sarkozy se mêle de la campagne régionale, "c'est choquant et risqué", a renchéri Jean-Paul Huchon. "Il devra assumer la défaite".
 

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