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ROYAUME-UNI

Visite surprise de Gordon Brown aux soldats britanniques déployés en Afghanistan

Texte par : Dépêche
3 min

Le Premier ministre britannique est allé encourager les soldats britanniques déployés dans la province du Helmand, l'une des plus dangereuses du pays, à poursuivre leurs efforts après la chute du bastion taliban de Marjah.

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AFP - Le Premier ministre britannique Gordon Brown, en visite surprise samedi en Afghanistan, a qualifié de "symbole d'espoir" la vaste offensive de l'Otan et de l'armée afghane sur le bastion taliban de Marjah (sud).

"Nous devons gagner la paix autant que la guerre", a déclaré M. Brown à Camp Bastion, la plus importante base militaire de la province du Helmand.

"C'est pourquoi, il est tellement crucial qu'en seulement 20 jours après le début de l'opération, les forces conjointes internationales et afghanes, militaires et civiles, ont commencé à faire de ce bastion de la brutale insurrection talibane un symbole d'espoir pour les habitants", a ajouté le Premier ministre britannique lors des huit heures passées le Helmand, l'une des provinces les plus dangereuses du pays.

Lors de cette visite - probablement la dernière avant les élections parlementaires du 6 mai en Grande-Bretagne -, M. Brown a passé en revue les troupes à Camp Bastion et dans deux postes avancés à Nad Ali, au nord de Marjah, épicentre de l'offensive Mushtarak (Ensemble en dari) lancée le 13 février par 15.000 soldats de la Force de l'Otan et de l'armée afghane.

Vendredi, un soldat britannique a été tué par l'explosion d'une bombe artisanale alors qu'il patrouillait à pieds, près de Sangin. Mais sa mort n'est pas liée à l'opération Mushtarak à laquelle participent 4.000 soldats de Sa Majesté.

Ce décès porte à 269 le nombre des soldats britanniques tués en Afghanistan depuis le début des opérations occidentales en 2001.

Treize soldats de l'Otan, dont plusieurs Britanniques, ont péri dans l'opération Mushtarak, la plus vaste offensive de l'Otan depuis la chute des talibans.

Gordon Brown a insisté sur la nécessité de former la police afghane, en dépit des problèmes de corruption et de toxicomanie. "Cela créera les conditions où les Afghans seront capables d'assurer eux-mêmes la sécurité et nos troupes pourront rentrer à la maison", a estimé M. Brown.

Les autorités britanniques ont annoncé le déblocage de 125 millions de livres sterling (189 millions de dollars). 200 véhicules blindés légers doivent remplacer d'ici fin 2011 le très controversé Snatch Land Rover, lié à 36 décès de soldats britanniques en Irak/Afghanistan et accusé de ne pas être assez résistant aux mines artisanales.

La Grande-Bretagne enverra également 150 instructeurs de police supplémentaires, doublant ainsi ses effectifs de formation.

M. Brown s'est envolé pour l'Afghanistan peu de temps après avoir témoigné devant la commission d'enquête sur l'engagement britannique en Irak.

Il a affirmé vendredi que Londres avait pris "la bonne décision" en participant à la guerre de 2003 et s'est défendu d'avoir renâclé à fournir les financements nécessaires.

"Je crois que nous avons pris la bonne décision pour les bonnes raisons parce que la communauté internationale demandait depuis des années (au dirigeant irakien) Saddam Hussein de respecter le droit international et les obligations internationales qu'il avait acceptées", a déclaré M. Brown devant la commission, rendant hommage aux victimes militaires et civiles du conflit.

"En fin de compte, il n'a pas été possible de le persuader de respecter le droit international", a ajouté le chef du gouvernement, qui était ministre des Finances de Tony Blair au moment du conflit, et lui a succédé en juin 2007.

C'était la première fois que M. Brown témoignait publiquement sur son rôle avant et pendant l'engagement britannique en Irak, au côté des Américains. Un exercice risqué à quelques semaines d'élections législatives qui s'annoncent serrées.

 

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