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Washington demande le soutien des pays du Golfe contre Téhéran

Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, s'est rendu à Abou Dhabi afin d'obtenir le soutien des pays du golfe Persique dans la lutte que les États-Unis mènent contre l'Iran et sa course supposée à l'armement nucléaire.

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AFP - Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates est venu jeudi à Abou Dhabi demander le soutien des alliés arabes du Golfe à des sanctions plus dures contre Téhéran, suscitant la colère du président iranien ultraconservateur.

M. Gates doit s'entretenir avec le prince héritier d'Abou Dhabi, cheikh Mohammed Ben Zayed Al-Nahyane, qui est aussi le commandant en chef adjoint des forces armées des Emirats arabes unis.

C'est le deuxième pays arabe du Golfe que le chef du Pentagone visite en deux jours dans le cadre d'une tournée destinée à accentuer la pression sur l'Iran soupçonné de vouloir se doter de l'arme atomique.

Mercredi, M. Gates a plaidé auprès des dirigeants saoudiens la nécessité de soutenir les efforts de son pays pour des sanctions contre l'Iran.

La campagne diplomatique américaine a suscité jeudi la colère du président iranien Mahmoud Ahmadinejad qui a affirmé que son pays ne permettrait pas aux Occidentaux de semer le désordre dans le Golfe.

"Nous devons assurer nous-mêmes la sécurité du Golfe Persique, qui est le Golfe de l'amitié et de la fraternité. Le peuple iranien ne permettra pas aux puissances mondiales corrompues d'y créer des troubles", a-t-il dit.

"Que faites vous dans notre région ? Pourquoi envoyez-vous vos armées dans notre région ? Vous vous trompez si vous croyez que vous pourrez contrôler le pétrole de l'Irak et du Golfe Persique", a-t-il ajouté.

Lors d'une escale sur une base américaine alors qu'il faisait route pour Abou Dhabi, M. Gates a noté avoir "échangé quelques mots" sur l'Afghanistan avec M. Ahmadinejad par le biais des médias.

M. Ahmadinejad est allé à Kaboul, où il a rejeté la présence des forces étrangères dans la région, alors que le chef du Pentagone y achevait une visite.

Avant de rencontrer cheikh Mohammed, M. Gates a visité la monumentale mosquée cheikh Zayed à Abou Dhabi, construite en hommage au fondateur de la fédération des Emirats. Il y a souligné que ce pays est depuis des années "un proche partenaire" des Etats-Unis.

Avec ses interlocuteurs, M. Gates a l'intention d'examiner en particulier les moyens d'"accroître la pression" sur les compagnies liées aux Gardiens de la révolution en Iran et qui font des affaires à Dubaï, selon un responsable du Pentagone.

Les Emirats accueillent une importante communauté iranienne et ont de solides échanges commerciaux avec l'Iran.

La visite souligne le lobbying américain auprès des pays du Golfe pour qu'ils utilisent le pétrole comme moyen d'amener la Chine à rallier l'idée de sanctions contre l'Iran.

Les Américains ont dit à Ryad et à Abou Dhabi de rassurer la Chine sur leur capacité de compenser les livraisons de brut iraniens et selon le Washington Post, le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud al-Fayçal s'est rendu début mars à Pékin pour en discuter.

Le rôle des pays du Golfe paraît essentiel pour la stratégie américaine car ils peuvent exercer des pressions économiques sur l'Iran et assurer le flot du pétrole au cas où les exportations iraniennes viendraient à cesser.

A Ryad, M. Gates a expliqué qu'après le rejet iranien de dialogue, l'administration Obama se concentre sur les moyens d'accentuer la pression sur l'Iran, a indiqué le même responsable du Pentagone.

M. Gates a souligné que son pays voulait voir les sanctions cibler les Gardiens de la révolution et non la population iranienne.

Le chef du Pentagone doit aussi évoquer à Abou Dhabi les moyens de renforcer la défense des pays arabes du Golfe face au programme balistique iranien.

 

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