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Washington tente de rallier Ryad à son projet de nouvelles sanctions contre Téhéran

Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a poursuivi sa campagne internationale en faveur du renforcement des sanctions contre l'Iran - coupable, selon Washington, de développer un programme nucléaire controversé - en Arabie saoudite.

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AFP - Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates, en visite à Ryad, a appelé mercredi les dirigeants saoudiens à appuyer la campagne de Washington visant à renforcer les sanctions contre l'Iran en raison de son programme nucléaire controversé.

M. Gates, qui venait d'Afghanistan, a rencontré le roi Abdallah et le prince héritier d'Arabie Saoudite, et s'est montré "plein d'espoir" à l'issue de ses entretiens qui visent à recueillir un soutien international à de nouvelles sanctions contre l'Iran, malgré les réticences de la Chine et d'autres pays, a indiqué son attaché de presse, Geoff Morrell.

"Nous sommes certainement pleins d'espoir que les Saoudiens useront de toute l'influence qu'ils ont et qui est considérable dans cette région et à travers le monde pour essayer de nous aider dans nos efforts à l'ONU, afin que nous obtenions des sanctions significatives" contre l'Iran, a dit M. Morrell à la presse.

M. Gates a indiqué aux Saoudiens que dès lors que Téhéran a "largement repoussé" les ouvertures américaines en vue d'un dialogue, l'administration Obama est maintenant engagée dans une accumulation de pressions sur l'Iran afin de le persuader de renoncer à son programme d'enrichissement d'uranium, selon un responsable américain de la Défense qui a assisté aux entretiens.

Mais M. Gates a souligné que les Etats-Unis souhaitaient que les sanctions financières visent les Gardiens de la Révolution et non la population iranienne.

La donne diplomatique a changé depuis la dernière visite en mai 2009 de M. Gates à Ryad où il était venu rassurer les dirigeants saoudiens qui redoutaient que l'offre de dialogue du président Barack Obama à Téhéran ne compromette les relations étroites de Washington avec le royaume.

Mais la perspective d'un réchauffement des relations irano-américaines s'est depuis estompée.

Bien que les Saoudiens voient en Iran une menace régionale, ils n'ont pas encore rallié la campagne américaine pour de nouvelles sanctions.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a déjà adopté trois séries de sanctions contre l'Iran pour son refus d'arrêter son programme nucléaire, Israël et l'Occident soupçonnant Téhéran de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme civil, ce que l'Iran dément.

Outre le roi Abdallah, M. Gates a rencontré le prince héritier, Sultan Ben Abdel Aziz, demi-frère du souverain et ministre de la Défense depuis 1962.

Il devait évoquer les moyens d'améliorer les capacités aériennes et balistiques de l'armée saoudienne dans le cadre de la politique américaine visant à renforcer la sécurité dans le Golfe face au développement par l'Iran de son arsenal balistique, selon le responsable américain.

Les Etats-Unis ont promis d'accélérer la vente d'armes à l'Arabie saoudite et d'autres monarchies du Golfe, qui avaient commandé ces dernières années pour des milliards de dollars d'armement américain, y compris des pièces de missiles.

Washington avait approuvé des commandes d'armement pour 18,7 milliards de dollars à Ryad entre 2005 et 2009, selon des statistiques gouvernementales.

Des responsables américains estiment qu'un renforcement des capacités militaires des pays du Golfe envoie un message fort à l'Iran que ses programmes nucléaire et balistique sont contreproductifs.

Les avions de combat et les systèmes de missiles achetés par des monarchies du Golfe sont destinés à "faire contrepoids et à se protéger de la menace croissante que pose l'Iran", a déclaré Geoff Morrell.

 

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