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Le cybermilitant Chavez prêt à lancer sa "révolution bolivarienne" sur le Net

Apres avoir imposé sa "révolution bolivarienne" sur les ondes radio et télévisées, le président vénézuélien Hugo Chavez se voit maintenant en cybermilitant et envisage de lancer son propre blog pour duffuser ses idées politiques.

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Au Venezuela, les blogueurs attendent avec curiosité l’arrivée prochaine sur le Net d’un petit nouveau pour le moins imposant : le président Hugo Chavez lui-même. Profitant de son émission de télévision dominicale “Alo présidente”, le chef d’Etat vénézuélien a informé ses compatriotes qu’il allait désormais bloguer depuis le palais présidentiel de Miraflores à Caracas pour contrer ses détracteurs du Net.

"Je pourrai avoir un ordinateur, une page Internet et communiquer avec des millions de personnes, pas seulement au Venezuela, mais dans le monde", s'est enflammé le président socialiste.

Accusant Internet d'avoir trop servi aux conspirateurs qui cherchent à diffuser de fausses informations et à fomenter des coups d'Etat, Chavez a juré de “bombarder” les internautes d’informations sur son régime et ses opinions politiques. "La Toile a déjà permis des contre-révolutions et des coups d'Etat et nous devons être capables de mener une offensive contre la contre-révolution. Tout se résume à une bataille du socialisme contre le capitalisme", a-t-il affirmé.

Quico, un internaute basé à Miami, s’est ironiquement réjoui sur le blog d’opposition Caracas Chronicles de l’arrivée du "Chavington Post". “Bienvenu Hugo! "On va bien s’amuser”, commente-il.

"Bonjour, je m’appelle Hugo et je suis novice en blogging”

Peu après l’intervention télévisée du chef d’Etat, un blog du nom de Chavez est effectivement apparu sur la Toile. Sous le titre “Mon premier billet de blog”, on pouvait lire: "Bonjour, je m’appelle Hugo et je n’y connais rien à ces histoires de blogs et de réseaux sociaux.” L’auteur du billet donnait ensuite le mot de passe présidentiel : “Comme ca, je ne l’oublierai pas” explique-t-il.

Ce blog postiche était l’œuvre d’opposants facétieux. Pour l’instant, les cyber-ambitions de Chavez ne se sont pas encore concrétisées et plusieurs internautes doutent que cela arrive un jour. De fait, le président a la fâcheuse habitude d’abandonner en cours de route bon nombre des reformes, projets et idées pour lesquels il s’était pourtant enflammé.

“Avec un peu de chance, il v a se passer la même chose qu’avec le programme de radio de Chavez [De repente, Chavez] qui a disparu aussi vite qu’il était apparu,” commente le blogueur Pelao Manrique, toujours sur Caracas Chronicles.

Plaisanteries à part, les déclarations de Chavez sur un “Internet bolivarien” ont surtout amplifié un sentiment d’inquiétude déjà latent. Apres les récentes tentatives du président de fermer plusieurs radios et chaînes de télévision, les opposants craignent que les blogs anti-Chavez soient maintenant la cible d’attaques énergiques.

Si le blog présidentiel voit effectivement le jour, il grossira un peu plus les flux de communication que le président multiplie quasi-quotidiennement sur les ondes radios et dans les journaux de son pays de 27 millions de personnes.

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