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UNION EUROPÉENNE

Malgré l'accord sur la Grèce, l'euro ne devrait pas se stabiliser

2 min

L'euro ne cesse de chuter depuis les mésaventures financières de la Grèce. Et si le plan d'aide franco-allemand a été bien accueilli par les marchés, il ne devrait toutefois pas permettre, à plus long terme, la stabilisation de la monnaie européenne.

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L’article 50 du traité de Lisbonne stipule qu’un État peut être amené à quitter l’Union européenne en cas d’atteinte aux principes démocratiques européens. La chancellière allemande Angela Merkel souhaite l’élargir au dérapage économique, ce qui signifie qu’un État qui ne respecterait pas la discipline budgétaire pourrait être mis à la porte de l’Euroland.

"Pour qu’un pays en soit exclu, il faudrait modifier les traités fondamentaux, rappelle l’économiste Florin Aftalion. L’accord signé hier [jeudi 25 mars ndlr] rend impossible toute faillite d'un État de l’Eurogroupe. Je dirais surtout qu'aujourd'hui aucun pays n’a d’intérêt à en sortir."

L'accord franco-allemand sur le soutien financier à la Grèce a été accueilli favorablement sur les marchés européens. Ce vendredi matin, l'euro s'établit à 1,335 dollars contre 1,328 hier soir. Mais depuis quatre mois, la monnaie européenne ne cesse de jouer au yoyo au gré des annonces sur la crise financière en Grèce. Le 25 novembre, alors que les chiffres communiqués sur la dette grecque affolent les marchés, l’euro s’échangeait à 1,51 dollar - proche de ses records. 

Si l’Etat grec est le véritable responsable de ces fluctuations de l'euro, la chute de la monnaie européenne n’a rien d’alarmant. Bien au contraire puisque, depuis plusieurs années, économistes et observateurs se plaignent régulièrement de la vigueur de l’euro. "On tend vers une valeur plus raisonnable qui correspond à ce que les économistes appellent la parité des pouvoirs d’achat", constate l’économiste Florin Aftalion, professeur émerite de finance à l’Essec. "Aujourd’hui, il est encore surévalué. L’idéal serait de le voir stagner autour de 1,15 ou 1,20."

L'euro devrait encore connaître des hauts et des bas

Cette dévaluation apparaît surtout comme un avantage aux yeux des pays exportateurs, comme l’Allemagne. "L’inconvénient, c’est que ça va faire flamber le prix des matières premières, le pétrole en premier", nuance Florentin Aftalion.

La réelle inquiétude des économistes concerne la stabilité de la monnaie. Et l’accord jugé "trop flou" par Florin Aftalion ne devrait pas permettre de stabiliser l'euro. "On ne sait pas quand cet accord va être appliqué, on ne sait pas qui va être prêteur dans ces prêts bilatéraux, on ne sait pas dans quelle mesure ce sera l’Allemagne, on ne sait pas à quel moment le FMI pourrait intervenir", énumère-t-il.

L'euro devrait encore connaître des hauts et des bas, surtout que d’autres pays européens, comme le Portugal, l’Espagne et l’Irlande, sont aussi dans le collimateur des marchés. 

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