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Au cœur des affrontements entre armée et "chemises rouges" à Bangkok

Les images tournées par FRANCE 24 à Bangkok témoignent de la violence des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre, samedi soir. Des batailles de rue durant lesquelles les soldats ont tiré en direction de la foule. Reportage exclusif.

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Un vif débat a lieu en Thaïlande

Les images tournées par l’équipe de FRANCE 24 au cœur des affrontements entre l’armée et les "chemises rouges", samedi soir, dans le centre historique de Bangkok, montrent des soldats en train de tirer en direction des manifestants. "Contrairement à ce que dit le gouvernement, les soldats ne tirent pas en l’air", affirme notre correspondant Cyril Payen.

A l’origine de cette scène de violence, une grenade dont on ne connaît pas l’origine. "L’explosion a tué sept soldats et un colonel de l’armée thaïlandaise a été touché en pleine tête", témoigne Cyril Payen. La grenade a-t-elle été lancée par une faction de l’armée qui ne soutient plus le gouvernement ou par les "chemises rouges" ? Toujours est-il que la situation a ensuite dégénéré, à quelques mètres du quartier touristique.

Lors de l’évacuation des blessés vers les hôpitaux du quartier, l'armée riposte violemment. "Le chaos s'empare alors du centre de Bangkok", raconte Cyril Payen, qui met en avant un probable problème dans la chaîne de commandement, le colonel chargé de superviser les opérations ayant été tué.

Le porte-parole du gouvernement thaïlandais a assuré, ce dimanche, que l'armée n'avait pas tiré à balles réelles sur les manifestants lors des affrontements de samedi qui ont fait au moins 21 morts et 800 blessés à Bangkok.

"La main lourde des snipers"

Mais la plupart des 14 civils tués ont été mortellement touchés par des balles, ont indiqué pour leur part les services de secours. "Nous nous sommes rendus ce matin dans différents hôpitaux et avons vu des victimes ayant reçu des balles en pleine tête, rapporte de son côté Cyril Payen. Et de nombreux témoignages et photos font état de la main lourde des snippers. On a du mal à croire à la thèse officielle des tirs en l'air ou avec des balles en caoutchouc."

L'armée avait dit samedi que quelques soldats avaient tiré en l'air, avec des balles réelles, pour disperser les manifestants, mais que les autres avaient seulement utilisé des balles en caoutchouc.

Ces batailles de rue, consécutives à l'instauration mercredi de l'état d'urgence, ont été les plus meurtrières de ces 20 dernières années en Thaïlande.

Les affrontements font suite à près d'un mois de manifestations pacifiques des "chemises rouges", nom donné aux partisans de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, contraint de quitter le pouvoir en 2006 après un putsch militaire.

Les "rouges" réclament des élections législatives anticipées et considèrent Abhisit Vejjajiva, à la tête du gouvernement depuis décembre 2008, comme totalement illégitime.

La situation était calme dimanche dans la capitale thaïlandaise.

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