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ÉNERGIE

EDF devrait prendre 20 % du gazoduc russe South Stream

Texte par : Dépêche
2 min

Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a annoncé qu'EDF devrait prendre 20 % du projet russe de gazoduc South Stream, dont le tracé sous la mer Noire contourne l'Ukraine, afin d'éviter un nouveau contentieux et des coupures d'approvisionnement.

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AFP - Un accord sur la participation du groupe énergétique français EDF au projet de gazoduc russo-italien South Stream sera signé en juin à Saint-Petersbourg, a indiqué lundi à Lesmo (nord, près de Milan) le Premier ministre russe Vladimir Poutine.

"Nous avons donné notre accord à l'entrée de partenaires français dans le projet (South Stream). EDF a donné son accord et exprimé le désir de prendre 20%. En juin à Saint-Petersbourg, l'accord correspondant sera signé", a déclaré M. Poutine au cours d'une conférence de presse commune avec le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi.

"Bien sûr, cela augmentera la stabilité et la sécurité énergétiques en Europe", a-t-il ajouté. South Stream est co-piloté par les groupes italien ENI et russe Gazprom.

"Il n'y a pas de retards pour l'instant concernant South Stream", a par ailleurs indiqué M. Poutine.

Ces déclarations interviennent alors que début avril un responsable de Gazprom, Stanislav Tsygankov, avait ouvertement critiqué ENI, qualifiant les progrès du projet d'"insignifiants, en raison de l'absence du travail adéquat de la part des partenaires italiens".

Ses propos avaient toutefois été relativisés par le porte-parole de Gazprom qui avait assuré qu'il n'y avait "aucun désaccord de principe" entre les deux groupes.

La Russie a en outre catégoriquement rejeté la récente proposition d'ENI de fusionner une partie du tracé de South Stream, qui doit acheminer du gaz de Russie vers l'Europe via la mer Noire en contournant l'Ukraine, avec celui du gazoduc concurrent Nabucco pour réduire leur coût.

Le gazoduc South Stream doit à partir de 2015 et depuis Novossibirsk (Sibérie) acheminer du gaz russe vers l'Italie et la Grèce sous la Mer Noire, en évitant ainsi l'Ukraine et les coupures d'approvisionnement de l'Europe survenues ces dernières années en raison du contentieux russo-ukrainien.

Son coût est estimé entre 19 et 24 milliards d'euros. Le gazoduc, long de 3.600 km, livrera 63 milliards de m3 de gaz par an, soit 35% des exportations de gaz russe vers l'Europe, dont les besoins en gaz sont aujourd'hui couverts à 42% par des importations de Russie.

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