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Sous le feu des critiques, Arnaud Lagardère défend sa stratégie

Le patron de la holding française Lagardère a affiché son optimisme quant aux résultats financiers du groupe en 2010. Un discours qui vise à rassurer des actionnaires de plus en plus inquiets de la direction prise par la société.

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REUTERS - Arnaud Lagardère s’est montré offensif mardi, déclarant à ses actionnaires être optimiste sur les perspectives du groupe pour 2010, alors que son assemblée générale s’apprète à voter sur l’élection du financier franco-américain Guy Wyser-Pratte au conseil de surveillance.

Il a indirectement critiqué le raider en faisant valoir que le groupe avait besoin de temps et de sérénité pour se developper et que tout changement précipité de stratégie pourrait se révéler néfaste.

“La dictature de l’immédiat est probablement la plus destructrice de valeurs pour les actionnaires”, a-t-il lancé à ses investisseurs dans un palais des congrès plein à craquer.

Arnaud Lagardère a ajouté qu’il était confiant dans les résultats financiers du groupe pour 2010.

“Les chiffres que nous commençons à voir du premier trimestre de cette année, à la fois en termes de chiffre d’affaires et de résultat opérationnel (...) nous donnent plutôt des raisons de penser que cette année sera peut-être meilleure que ce que nous avions envisagé”, a indiqué le gérant commandité du groupe.

Le groupe de médias a annoncé en mars tabler sur une baisse de l’ordre de 10% de son résultat opérationnel courant (Resop) en 2010.

En 2009, son Resop avait déjà chuté de 28,7% à 461 millions d’euros, avec un chiffre d’affaires de 7,89 milliards.

Il a également indiqué que si les tendances étaient encourageantes au début 2010 en termes de reprise du marché publicitaire, la crise n’était pas encore “forcément” terminée.

Le chiffre d’affaires du premier trimestre sera communiqué le 11 mai.

A l'abri à jamais

Guy Wyser-Pratte a engagé un bras de fer avec Arnaud Lagardère en annonçant le 25 mars une prise de participation de 0,53% du capital du groupe et sa candidature au conseil de surveillance.

Il souhaite engager un programme de cessions d’actifs et ainsi limiter “l’effet conglomérat” - la décote boursière qui frappe les entreprises dont les activités ont peu de synergies entre elles.

Arnaud Lagardère a répondu indirectement à ses critiques et a déclaré qu’il ne cèderait pas aux pressions “quelles qu’elles soient” pour vendre des actifs à des prix insatisfaisants.

Il a aussi clarifié la stratégie du groupe en déclarant que ce dernier ne se lancerait pas dans des opérations de diversification hors de ses activités actuelles.

“Nous n’irons jamais dans la musique, l’affichage et les grandes télévisions hertziennes et payantes”, a-t-il ainsi indiqué.

L’autre cheval de bataille du financier est d’abroger les statuts de société en commandite, ce qui rendrait le groupe opéable et lui apporterait un nouvel interêt spéculatif.

“La commandite ne vous garantit rien. Elle garantit tout aux commandités, à l’abri à jamais. Avec la commandite, la gérance ne pourra jamais être remise en cause par les 70.000 actionnaires”, a écrit Guy Wyser-Pratte dans le discours qu’il compte prononcer lors de l’assemblée.

Les statuts garantissent à Arnaud Lagardère un contrôle absolu de son groupe avec 9,6% du capital.
 

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