THAÏLANDE

Le gouvernement durcit le ton à l'égard des "chemises rouges"

Face à la multiplication des opérations coup-de-poing menées par les "chemises rouges" dans le centre de Bangkok, le gouvernement thaïlandais a affirmé sa volonté de sanctionner les manifestants "qui insultent la monarchie".

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AFP - Le vice-premier ministre thaïlandais a promis mardi un renforcement des mesures contre les manifestants qui occupent une partie du centre de Bangkok, estimant qu'un dialogue était devenu impossible avec les "chemises rouges", dont les actions coup-de-poing se multiplient.

"Le gouvernement a renforcé ses mesures contre les manifestants car ils ont créé des troubles en installant des barrages en violation du droit des citoyens", a déclaré à des journalistes Suthep Thaugsuban.

"Nous ne pouvons plus parler à ces gens", a-t-il ajouté tout en avertissant que ceux qui dresseraient de tels barrages seraient arrêtés.

Il a également évoqué l'émission prochaine de convocations et de mandats d'arrêt contre les membres d'un réseau soupçonné de fomenter un renversement de la monarchie.

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"Le gouvernement ne laissera pas ces gens insulter la monarchie", a déclaré Suthep sans livrer de détails sur ce complot présumé.

Les "chemises "rouges" occupent depuis début avril un quartier touristique et commerçant de Bangkok dans lequel ils se sont retranchés.

Ils accusent le pouvoir de masser des troupes en vue d'un assaut des forces de l'ordre qu'ils affirment imminent.

Les protestataires, qui exigent la démission du Premier ministre Abhisit Vejjajiva et des élections anticipées, ont déjà empêché de nombreux véhicules de la police et de l'armée d'atteindre Bangkok.

POUR ALLER PLUS LOIN

Mardi, ils ont bloqué pendant quelques heures le métro aérien de la capitale avant de retirer les pneus qu'ils avaient disposés sur la voie.

L'espoir d'une solution à l'amiable entre les parties s'est éloigné après le refus, samedi, du Premier ministre de négocier sur la base d'élections sous trois mois proposées par les "chemises rouges".

La crise a déjà pris un tour violent avec les affrontements du 10 avril (25 morts, 800 blessés) et les attaques à la grenade du 22 avril (un mort, 85 blessés).

Lundi soir, le roi de Thaïlande Bhumibol Adulyadej s'est exprimé à la télévision nationale en exhortant des magistrats récemment promus à remplir leur devoir, mais sans faire directement référence à la crise politique.

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