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FRANCE

Le 1er Mai, un test pour les syndicats avant la réforme des retraites

Texte par : Dépêche
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Vidéo par : FRANCE 2
3 min

En ordre dispersé, les syndicats ont moins mobilisé que l'année dernière pour les traditionnels défilés du 1er mai, selon les premières estimations. Le dossier des retraites est au cœur des revendications.

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AFP - Des cortèges de manifestants --selon les premières indications nettement moins fournis qu'en 2009 où les syndicats étaient tous ensemble dans la rue-- ont commencé à défiler un peu partout en France, pour la journée internationale des travailleurs.

Cinq syndicats, dont les deux plus importants, la CGT et la CFDT, rejoints par la FSU, l'Unsa (implantés surtout chez les fonctionnaires) et Solidaires (Sud et autres) ont appelé les salariés à manifester "nombreux" au moment où la réforme des retraites est dans tous les esprits.

Les organisateurs veulent aussi faire de ce rendez-vous un moyen de pression sur Nicolas Sarkozy avant le sommet social du 10 mai sur l'emploi et le pouvoir d'achat, à l'Elysée.

Cette année, FO renoue avec sa tradition en faisant cavalier seul, la CFTC organise quelques rassemblements en régions. La CFE-CGC se tient à l'écart. A Paris, les militants Force Ouvrière étaient entre 650 selon la police, 2.000 selon les organisateurs, à défiler de la place de la République à l'Hôtel de ville.

Les premiers chiffres disponibles signalent une participation en net recul par rapport à l'an dernier, où le 1er mai, le plus suivi depuis 2002, avait réuni entre 465.000 et 1,2 million de manifestants, selon les sources.

A Marseille, plusieurs milliers de personnes (3.500 selon la police, les organisateurs n'avaient pas encore de chiffre) ont défilé par temps pluvieux à partir du Vieux-Port.

Contrairement aux années précédentes, les organisateurs (CGT, CFDT, FSU, Unsa, Solidaires, mais aussi CFTC) avaient décentralisé leur 1er mai avec sept manifestations dans les Bouches-du-Rhône, et non plus une seule à Marseille.

On pouvait lire sur la banderole de tête, la même partout en France: "Tous ensemble: public privé. Pour les salaires, l'emploi, les retraites". "Les banquiers nous dévalisent, nous ne serons pas leurs prises", chantaient une partie des manifestants.

A Bordeaux, le défilé a rassemblé entre 5.200 personnes (police) et 15 à 20.000 (organisateurs), soit plus de deux fois moins que l'an dernier.

A Saint-Brieuc un cortège FO n'a réuni que 60 personnes selon la préfecture.

Toujours dans l'Ouest, les manifestants étaient entre 2 et 3.000 à Orléans, entre 1.500 et 3.000 au Havre, de 3.400 à 7.000 à Rouen (contre de 4.500 à 10.000 en 2009) où des manifestants scandaient: "ils veulent rien lâcher, ça va péter".

Nantes a vu défiler 2.500 à 5.000 manifestants, trois fois moins que l'an dernier. Tout près de là, à Saint-Nazaire, une grande majorité de salariés des chantiers navals STX et d'Airbus formaient le cortège (de 1.600 à 3.000 personnes).

A Rennes, une trentaine de jeunes maniaient la dérision, avec des slogans tels que "la Rollex à 35 ans", la "burqa d'accord, si c'est du Dior", "Save the traders".

A Lille, plus de 2.000 personnes (police), et entre 2.000 et 2.500 (organisateurs) ont défilé. A Strasbourg (de 1.750 à 5.000), la participation était aussi en retrait.

"Avec cette énième réforme sur les retraites, on verra que c'est encore les mêmes qui vont payer. Les opprimés sont de plus en plus opprimés et les nantis sont protégés derrière leurs murs d'argent. On le voit aujourd'hui avec la Grèce, ont sait très bien qui va payer la note", récriminait Véronique Manseguerra, professeur d'histoire-géographie en collège.

Le numéro un de la CGT, Bernard Thibault, avait multiplié les appels à battre le pavé samedi, tout en étant prudent sur les pronostics, espérant "un cru plutôt positif". "Vu le contexte, cette édition est tout sauf un 1er mai rituel" avait-il souligné à l'approche de la réforme des retraites.

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