BOURSES

Nouvelle baisse des places financières européennes

Texte par : Dépêche
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Vidéo par : Pauline SIMONET
4 mn

Plombées par une possible dégradation de la dette portugaise et les violences en Grèce, les principales bourses européennes ont connu une deuxième journée de baisse consécutive. Celle d'Athènes, la plus touchée, a clôturé sur une chute de 3,91 %.

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AFP - L'annonce d'une possible dégradation de la dette du Portugal et les violences lors des manifestations en Grèce, qui ont fait trois morts, ont fait rechuter les Bourses européennes mercredi, plonger l'euro sous les 1,29 dollar et le cours du brut sous les 80 dollars le baril.

Les Bourses des pays du sud de l'Europe étaient particulièrement touchées: après une perte de plus de 5% mardi, la Bourse de Madrid perdait encore 2,27% à la clôture et Lisbonne 1,52%, tandis que la Bourse d'Athènes dégringolait de 3,91% en fin de séance.

Les autres Bourses étaient en baisse, mais résistaient un peu mieux: Paris perdait 1,44%, Londres 1,28%, Francfort 0,81%, Amsterdam 1,51%. Wall Street a ouvert en baisse avant de revenir dans le vert à 0,005% peu après 16H00 GMT.

Ces craintes ont aussi déprimé Hong Kong qui a affiché un recul de 2,10%. Tokyo était encore fermée mercredi pour la troisième journée consécutive.

Mercredi en début d'après-midi l'agence de notation financière Moody's a annoncé qu'elle envisageait d'abaisser la note souveraine du Portugal "dans les trois mois" en raison de la "récente détérioration des finances publiques et des faibles perspectives de croissance à long terme" du pays.

L'euro a aussitôt accentué sa baisse, tombant mercredi sous le seuil de 1,29 dollar pour la première fois depuis mars 2009, pénalisé par des craintes d'une contagion de la crise grecque au sein de la zone euro.

Vers 16H10 GMT, l'euro valait 1,2889 dollar contre 1,2988 dollar mardi soir, son plus bas niveau depuis le 12 mars 2009.

La veille, l'euro avait déjà lourdement chuté face au billet vert, pénalisé par des rumeurs selon lesquelles d'autres agences de notation allaient dégrader la note de l'Espagne, dans le sillage de l'agence Standard & Poor's une semaine auparavant.

Ces rumeurs faisaient également état de la possible demande par Madrid d'une aide financière colossale au Fonds monétaire international (FMI), malgré les fermes démentis de l'organisme et du gouvernement espagnol.

En matinée pourtant les places boursières européennes s'étaient ressaisies, après la publication de prévisions de croissance revues à la hausse par la Commission européenne.

Les investisseurs paraissaient rassurés par des prévisions de croissance revues à la hausse pour les pays de l'UE et la zone euro en 2010 et 2011. Selon la Commission de Bruxelles, le Produit intérieur brut de la zone euro devrait augmenter cette année de 0,9% au lieu de 0,7%, et de 1% au lieu de 0,7% pour l'ensemble des 27 pays de l'UE.

La prévision a notamment été revue à la hausse pour le Royaume-Uni, avec une croissance de 1,2% contre 0,6%, mais la Grèce s'enfoncerait dans la récession avec -3,0% contre -0,3% précédemment.

Les Bourses de Madrid et d'Athènes avaient limité les pertes en fin de matinée aux alentours de 1%.

Le marché des obligations a également connu quelques tensions particulièrement sur les titres de la dette grecque et portugaise, signe des craintes des marchés quant à la capacité de ces pays à rembourser leur dette. Les taux sur les obligations grecques à dix ans ont dépassé la barre des 10% mercredi, tandis que les taux longs portugais ont dépassé les 5,7%. Par comparaison, l'Allemagne, bon élève de la zone euro, offre des taux de 2,8%.

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