FRANCE

Le sommet social de l'Élysée placé sous le signe de la rigueur

Texte par : Dépêche
3 mn

C'est dans un contexte de crise et de gel des dépenses de l'État que Nicolas Sarkozy reçoit cet après-midi patronat et syndicats lors d'un sommet social. Le président devrait annoncer la prolongation de certaines mesures en faveur de l'emploi.

Publicité

AFP - Un sommet social, réunissant patronat et syndicats autour du président, se tient lundi après-midi à l'Elysée pour un point sur les mesures anti-crise, dans un contexte de gel des dépenses de l'Etat pendant trois ans, qualifié de "plan de rigueur" par les syndicats.

Cette rencontre, qui ne portera pas sur les retraites, devrait déboucher sur la prolongation d'aides aux entreprises pour le soutien de l'emploi, arrêtées en février 2009. Mais les syndicats sont pessimistes sur la reconduction des aides aux ménages modestes et aux salariés précaires.

Cinq d'entre eux (CGT, CFDT, FSU, Solidaires et Unsa), qui ont annoncé une journée "de grèves et de manifestations" le 27 mai pour les salaires, l'emploi et les retraites, réclament au contraire "une relance économique intégrant la satisfaction des besoins sociaux".

FO, qui a appelé seule à une grève générale le 15 juin, juge aussi prioritaires une "relance de l'économie" et "une grande réforme fiscale".

Le climat du sommet s'annonce donc morose, après la décision - sur fond de tourmente financière en Europe - du Premier ministre François Fillon de geler "en valeur" les dépenses de l'Etat pendant les trois ans à venir, et de soumettre à "un réexamen" les aides sociales et à l'emploi.

Selon Le Parisien Dimanche, le dispositif "Zéro charges" pour les entreprises de moins de dix salariés qui recrutent - d'un coût de 400 millions d'euros en 2009 - devrait être recentré sur l'emploi des seniors.

Les aides aux entreprises embauchant des apprentis et à celles recourant au chômage partiel seraient prolongées.

Mais la réduction d'impôts dont ont bénéficié plus de trois millions de foyers modestes en 2009 pourrait faire les frais de la rigueur, de même que la prime de 500 euros pour certains chômeurs non indemnisables, qui avait été instaurée en avril 2009.

Laurence Parisot, la patronne du Medef, a pour sa part souligné vendredi sur i-Télé que "personne ne remet(tait) en cause et certainement pas le Medef, tout ce programme d'accompagnement de ceux qui traversent des moments difficiles".

Pour sa part, le président de l'UPA (artisans), Jean Lardin, compte demander à Nicolas Sarkozy "de prendre garde au pouvoir d'achat des Français".

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine