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Le nuage de cendres volcaniques sème le trouble sur un vol d'Air France

Un pilote d'Air France a fait un malaise lors d'un vol reliant Perpignan à Paris, dimanche. Le syndicat Alter met en cause les émanations nocives du nuage de cendres. Air France dément.

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Mais que s'est-il passé dimanche sur le vol AF 7523 ? Alors que l'avion survole le Massif central en direction de Paris, l'un des deux pilotes sent soudain une très forte odeur dans le cockpit. Considérablement incommodé, l'homme ne tarde pas à faire un malaise. L’appareil n’est pas loin de l’aéroport de Bordeaux, son collègue hésite à atterrir. Pris de vertiges, le malade est finalement placé sous masque à oxygène jusqu'à destination, à Paris-Orly. Plus de peur que de mal. L’histoire aurait pu s'arrêter là.

Seulement voilà, François Hamant, le vice-président du syndicat Alter, met en cause le nuage de cendres. Pour lui, l’incident y est peut-être lié. "Il y a eu une forte odeur à l’avant de l’appareil. L’équipage, de même que certains passagers, ont senti des émanations de soufre, rapporte-t-il sur la base du témoignage du commandant de bord. Le pilote a donc déclenché la procédure 'nuage de cendres volcaniques'. Je n’affirme pas que le soufre soit le responsable, mais j’émets la possibilité."

Air France dément ces informations. Selon un communiqué, mis en ligne par la compagnie lundi, "le 9 mai 2010, dès l'arrivée du vol AF 7523 à Paris-Orly à 13 h 48, une inspection approfondie a été effectuée sur l'Airbus A319 par les services de maintenance […] rien n'a permis de mettre en évidence le fait que l'avion ait pu rencontrer des cendres volcaniques". Air France met également en doute le fait que les passagers aient pu être incommodés. "Le phénomène olfactif n'a été ressenti que dans le poste de pilotage", affirme la compagnie.

"Attendre les avancées de l'enquête"

Alors, nuage ou pas nuage sur la trajectoire du vol ?  Météo France a bien confirmé ce jour-là son éloignement de la zone européenne, mais "dans la journée de dimanche, une petite partie restait présente sur la péninsule ibérique et une partie du centre de la France, affirme Etienne Kapikian, prévisionniste. Potentiellement, l’avion a pu croiser le nuage de cendres."

De là à faire le lien avec les vertiges du pilote, peu s’y risquent. À l’instar du pilote Jean-Baptiste Lazerges, qui travaille pour la compagnie Air France. "Tous les passagers auraient senti cette odeur désagréable. Car, dans un avion, toutes les émanations venues de l’extérieur s’engouffrent dans l’appareil, objecte-t-il. Il est fréquent par exemple, si l’on vole bas, que les fumées d’un feu de champ, arrivent jusque dans l’appareil."

Quant au SNPL, syndicat majoritaire d’Air France, il reste discret et s’avance peu sur le sujet, déclarant "attendre les avancées de l’enquête". "Rien ne permet d’affirmer ou d’infirmer que le nuage ait un rapport avec le malaise du copilote", confie Erick de Derivry, le porte-parole.

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