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FESTIVAL DE CANNES

Le Chinois Wang et le Sud-Coréen Im peinent à convaincre

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Les films asiatiques sont souvent les plus attendus des festivaliers. Las, "Chongqing Blues" du Chinois Xiaoshuai Wang et "The Housemaid" du Sud-Coréen Im Sang-soo offrent un spectacle un peu trop fade au goût de France24.com...

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, envoyé spécial à Cannes

Hier, la compétition officielle a débuté avec faste grâce au film "Tournée" de Mathieu Amalric. L’enthousiasme est un peu retombé avec les deux films asiatiques projetés jeudi et vendredi : le mélodrame chinois "Chongqing Blues" et le thriller sud-coréen "The Housemaid".

Le spectateur sur sa faim

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Le film de Xiaoshuai Wang, "Chongqing Blues", d’abord sélectionné pour Un certain regard (peut-être aurait-il dû y rester), est un drame sentimental sur le deuil d’un père, qui harcèle son entourage à la recherche de témoignages sur la mort de son fils. Les cinéphiles qui attendent une enquête minutieuse sur fond de Chine contemporaine, ou un regard original sur l’éclatement des liens familiaux resteront sur leur faim. Le réalisateur chinois offre un début de film prometteur mais perd ensuite son spectateur dans les déambulations d’un héros filmé de dos et rongé de regrets au sujet de son fils.

Wang avait pourtant habitué les spectateurs à des films de grande qualité, notamment "Beijing Bicycle”, Ours d’argent à la Berlinale de 2001 ou encore “Shanghai Dreams”, Prix du jury à Cannes en 2005.

Vaudeville à la coréenne

"The Housemaid" d’Im Sang-soo est globalement plus convaincant, mais laisse également son spectateur au bord du chemin avant la fin du film. Il s’agit du "remake" d’un thriller ultra-populaire signé Kim Ki-young en 1960.

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La trame du long-métrage a quelque chose de très familier. Ce genre d’histoire qu’on a tous déjà vu, au cinéma, dans un roman ou en allumant la télévision. Une jeune femme, embauchée comme bonne par un riche couple, succombe aux charmes du mari, et finit par jouer au chat et à la souris avec l’épouse légitime.

Le cinéaste Im Sang-soo, qui était déjà venu sur la Croisette en 2005, pour la Quinzaine des réalisateurs avec "The President’s Last Bang", pimente l’histoire en baladant sa caméra dans une maisonnée immense et curieusement immaculée, puis en zoomant sur les corps jouissant de l’amour adultérin. Mais on aurait aimé qu’il nous amène sur des chemins moins connus et que l’héroïne, Jeon Do-yeon, désignée meilleure actrice à Cannes il y a trois ans, montre sa part d’ombre et d’ambiguïté. Le réalisateur sud-coréen Im pousse à son extrême tout ce que le film comporte de sexe et de violence. Dommage qu’il ait oublié de donner du sens à tout le reste.

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