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Deux nouveaux attentats à la grenade ravivent la tension à Kigali

Une double attaque à la grenade, ce samedi à Kigali, a fait un mort et 28 blessés. Depuis le début de l'année, la capitale a été, à plusieurs reprises, la cible d'attentats, alors que le pays se prépare à l'élection présidentielle en août.

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AFP- Une personne a été tuée, vingt-huit ont été blessées dans deux attentats à la grenade perpétrés samedi soir dans la capitale rwandaise Kigali, a annoncé dimanche le porte-parole de la police sur les ondes de la radio publique Radio Rwanda.

De similaires attentats à la grenade avaient déjà frappé Kigali le 19 février et le 4 mars, faisant alors au total deux morts et une vingtaine de blessés.

"Vers 19h00 (samedi) une grenade a explosé dans le quartier commercial où 24 personnes ont été blessées et une autre est décédée", a indiqué sur Radio Rwanda le porte-parole de la police rwandaise, Eric Kayiranga.

"A Nyabugogo (quartier de Kigali proche de la gare routière), une autre grenade a explosé et quatre personnes ont été blessées", a ajouté le porte-parole.

Le quartier de Nyabugogo avait déjà été la cible d'un des attentats du 19 février.

Ces attentats à la grenade visent à chaque fois des quartiers très fréquentés à des heures de grande affluence, en fin de semaine, alors que le Rwanda se prépare dans une certaine tension à voter dans une élection présidentielle convoquée le 9 août.

Très grand favori de ce scrutin a priori sans surprise, l'actuel président rwandais Paul Kagame a été officiellement désigné samedi comme candidat à sa propre succession par le parti au pouvoir, le Front patriotique rwandais réuni en Congrès extraordinaire.

Le gouvernement rwandais avait accusé deux anciens officiers de haut rang, aujourd’hui réfugiés en Afrique du Sud, le général Faustin Kayumba Nyamwasa et le colonel Patrick Karegeya, d’être derrière les deux premières séries d'attaques, qualifiées d'"actes de déstabilisation".

Les autorités rwandaises ont ensuite annoncé début mars l’arrestation au Burundi d’un opposant rwandais, Déo Mushayidi, accusé par Kigali de faire également partie des commanditaires des attaques à la grenade.

"La police poursuit son travail et rassure la population: les fauteurs de trouble seront démasqués et arrêtés", a assuré dimanche le porte-parole de la police, M. Kayiranga.

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