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Aravane Rezaï remporte le tournoi de Madrid

Le tennis tricolore reprend des couleurs à moins d'une semaine des Internationaux de France de Roland-Garros. La jeune Française de 23 ans a décroché le tournoi de Madrid, dimanche, en battant en finale (6-2, 7-5) l'Américaine Venus Williams.

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AFP- A une semaine de Roland-Garros, Aravane Rezaï a ravivé les espoirs du tennis français en remportant son premier grand titre dimanche à Madrid grâce à un succès 6-2, 7-5 sur Venus Williams en finale.

C'est un gros coup de tonnerre que la Stéphanoise de 23 ans a provoqué dans un paysage féminin national sinistré depuis le départ à la retraite de Mauresmo et les coups de déprime de Cornet et Bartoli.

Pour elle, c'est la plus belle victoire de sa carrière, loin devant ses deux succès à Strasbourg et Bali en 2009, puisque Madrid fait partie, avec Indian Wells, Miami et Pékin, des quatre tournois situés juste derrière les tournois du Grand Chelem et du Masters en degré d'importance.

"Je suis très, très fière", a jubilé Rezaï qui a réussi à battre trois anciennes N.1 mondiales -Justine Hénin, Jelena Jankovic et Venus Williams- pour parvenir à ses fins.

Mais encore plus que l'identité de ses adversaires, c'est la manière avec laquelle elle les a dégagées de son chemin qui a impressionné: au marteau piqueur, sans un regard pour ses victimes, elle a laminé l'opposition, comme en finale où elle a encore offert un condensé de ses deux principales qualités.

Au premier set, elle a présenté au public madrilène son incroyable frappe de balle, sans doute la plus puissante du circuit, qu'elle a forgée pendant des heures avec son père Arsalan, pour un récital quasiment parfait.

Au second, elle a fait étalage de sa magnifique combativité pour défendre cinq balles de set, une à 2-5 et quatre à 4-5, et remporter les cinq derniers jeux du match face à la prochaine N.2 mondiale.

Avec de telles armes, elle sera très attendue à Roland-Garros, où elle fut huitième de finaliste en 2009, surtout qu'elle les dégaine désormais dans un cadre plus structuré que lors de ses parties de "ball-trap" d'antan.

Sa victoire à Madrid lui permettra d'obtenir lundi le meilleur classement de sa carrière, autour de la 18e place mondiale. Elle consacre surtout un grand talent qui, avant d'éclater dimanche, s'est longtemps égaré en route.

Stéphanoise d'origine iranienne, Rezaï s'est révélée à Roland-Garros en 2006 en se hissant au troisième tour alors qu'elle était 142e mondiale et qu'elle silonnait l'Europe en famille et en camping-car.

"Je veux devenir N.1 mondiale", dit-elle alors. Sauf qu'elle ne brille d'abord que dans la page des faits divers à travers le comportement de son père, en conflit ouvert avec la Fédération française et interdit de stade pendant deux ans après une violente altercation avec Georges Goven, alors capitaine de l'équipe de France.

Sur le terrain, Rezaï était déjà réputée pour sa force de frappe mais son manque de discernement tactique l'empêchait d'espérer mieux que quelques coups d'éclats ici ou là.

Maturité aidant, les choses ont commencé à évoluer positivement il y a un an. Et depuis qu'elle s'est adjoint les services de Patrick Moratoglou fin 2009, elle découvre aujourd'hui les bienfaits d'une stratégie bien établie.

"Mon père m'a tout appris mais Patrick m'apprend des choses comme la tactique que mon père ne pouvait pas m'apporter", souligne-t-elle.

Plus réfléchie, plus mobile aussi et toujours aussi puissante, "Fleur violette" -son prénom en persan- n'attendait plus que le déclic. Il a lieu cette semaine à Madrid, au meilleur moment, à six jours de Roland-Garros.

Du 23 mai au 6 juin, suivez Roland-Garros sur France24.com

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