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MONNAIES

Nouvelle dégringolade de l'euro, qui atteint son plus bas niveau depuis quatre ans

Texte par : Dépêche
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4 mn

La devise européenne poursuit sa chute. Face au billet vert, elle a atteint, ce lundi, son plus bas niveau depuis le mois d'avril 2006, en passant sous la barre de 1,22 dollar. Les principales bourses européennes ont ouvert à la baisse.

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AFP - Les inquiétudes sur l'endettement et la croissance dans les pays européens dominaient toujours les marchés lundi matin avec un euro à son plus bas niveau depuis quatre ans, une chute des Bourses asiatiques et des places européennes orientées à la baisse.

La monnaie unique européenne s'est enfoncé à 1,2234 dollar vers 02H30 GMT, son plancher depuis avril 2006 avant de se reprendre légèrement. Vers 07H15 GMT, l'euro valait 1,2313 dollar, un niveau toutefois toujours inférieur à celui de vendredi soir (1,2365 dollar).

Les marchés sont désormais dans l'attente d'une nouvelle réunion des ministres des Finances de la zone euro, prévue lundi vers 15H00 GMT à Bruxelles. Les Européens vont tenter de trouver, une nouvelle fois, une solution à la défiance des marchés qui se traduit par une dégringolade de la monnaie commune, en dépit d'un méga-plan de soutien, décidé la semaine dernière. Car au-delà de la dette, des investisseurs craignent que la croissance déjà faible de la zone euro ne soit remise en cause par de sévères plans d'économies budgétaires à venir.

Selon Hideaki Inoue, responsable des changes à Mitsubishi UFJ Trust and Banking, les acteurs du marché se demandent "si l'austérité budgétaire est réellement la meilleure chose à faire, vu l'effet négatif que cela entraînera pour l'économie".

Les Bourses asiatiques n'ont pas résisté à ce climat d'inquiétude: Tokyo a abandonné 2,17%, déprimée notamment par la remontée du yen qui réduit les bénéfices des groupes exportateurs nippons. Shanghai a chuté de plus de 5%, affectée également par des données économiques intérieures, et Hong Kong affichait une forte baisse à quelques minutes de la clôture de la séance.

En Europe, les grandes places financières ont commencé la journée sur des chiffres en baisse, mais se redressaient en cours de matinée. Vers 07H35 GMT, certaines retrouvaient même quelques couleurs, Paris affichant une mini hausse de 0,06%, Londres de 0,23%. Madrid reculait toutefois toujours de 0,35%.

La Bourse d'Athènes, qui ouvre plus tard que ses consoeurs, était en revanche nettement orientée à la baisse, perdant plus de 2% dans les premiers échanges.

"Le marché n'a pas confiance en l'euro", a résumé Daisuke Karakama, analyste de la banque Mizuho.

Les 750 milliards d'euros mis sur la table la semaine dernière par l'Union européenne et le Fonds monétaire international ne suffisent pas à rassurer les investisseurs, inquiets du haut niveau d'endettement de plusieurs pays de la zone euro, en premier lieu la Grèce mais aussi le Portugal, l'Espagne et l'Italie.

Plusieurs responsables européens tentaient de rassurer malgré tout, dans des interviews parus lundi matin.

La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, a affirmé que l'euro n'était "pas en danger", soulignant que les seize pays membres de la zone voulaient "défendre leur monnaie".

"La plus grave menace qui pesait sur notre monnaie est derrière nous", a assuré pour sa part le commissaire européen à l'Energie, l'Allemand Günther Oettinger.

Pour le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) française, Jean-Pierre Jouyet, le niveau de l'euro est "tout à fait acceptable" et la situation n'a rien de dramatique. Toutefois, la rapidité de la baisse de la monnaie européenne est "grave", a-t-il concédé lundi matin.

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