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Tsonga, Monfils et Rezaï, seuls espoirs d’une délégation française morose

Alors que s’ouvre dimanche l’édition 2010 des Internationaux de France de Roland-Garros, les chances de victoire des Bleus sont faméliques. Seuls Tsonga, Monfils, chez les hommes, et Rezaï, chez les dames, pourraient tirer leur épingle du jeu.

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Sauf miracle, Yannick Noah (1983) et Mary Pierce (2000) devraient, cette année encore, conserver leur statut de derniers Français à avoir remporté Roland-Garros. Malgré le nombre conséquent de Bleus engagés dans le tournoi, peu d’entre eux peuvent réellement espérer briller sur la terre battue francilienne.

Dans les faits, les espoirs français reposent sur trois noms : Tsonga et Monfils, meilleurs Bleus du moment chez les hommes, et Rezaï – qui vient de remporter le tournoi de Madrid face à Venus Williams en finale – seule valeur sûre chez les dames.

Pour les deux premiers, le challenge devrait être relevé. Jo-Wilfried Tsonga, en manque cruel de références sur terre battue – une trentaine de matches depuis le début de sa carrière, dont un quart en 2010 –, n’a jamais dépassé les huitièmes de finale à Roland. Et la pubalgie qu’il a contractée au début du mois de mai à Madrid a également retardé sa préparation pour la quinzaine.

Tsonga, Monfils, emportés par la foule ?

Les voyants sont donc plutôt au rouge pour Tsonga, qui pourra néanmoins s’appuyer sur son parcours référence en Australie, au début de l’année, où il avait atteint les demi-finales. Pour le Manceau, la clé résidera dans sa capacité à tirer parti du soutien du public parisien. En 2008, il avait été porté jusqu’à la victoire à l’Open de Paris-Bercy, seul titre majeur de son palmarès à ce jour.

Pour Gaël Monfils, la problématique sera identique. Pour forcer la porte de Roland-Garros, il devra lui aussi s’appuyer sur le soutien populaire : un facteur dont le "showman" français a su tirer profit les années précédentes (demi-finale en 2008, quarts en 2009). Son état physique sera également prépondérant. Blessé à la main gauche au mois de mars, il a vu – lui aussi – sa préparation tronquée et pourrait le payer cher en deuxième semaine. Reste qu’à la différence de Tsonga, Monfils a déjà l’expérience de l’infirmerie et a maintes fois prouvé qu’il était capable de se donner à fond en dépit de ses pépins physiques.

Derrière le duo emblématique du tennis tricolore, c’est le désert. Suite au forfait de Gilles Simon, trop court après une blessure récurrente au genou droit, seul Richard Gasquet semble en mesure de porter ce qu’il reste de chances pour les Bleus. Vainqueur dimanche 16 mai face au challenger de Bordeaux, Michaël Llodra, il confirme son retour en forme après une suspension à titre préventif pour consommation de cocaïne. Le Biterrois, qui pointe désormais à une peu reluisante 68e place au classement ATP, devra malgré tout compter sur la chance pour être préservé par le tirage au sort.

Dans une moindre mesure, Michaël Llodra pourrait lui aussi viser une présence en deuxième semaine, s’il est reversé dans une partie de tableau favorable. Peu d’espoir, semble-t-il en revanche, pour Paul-Henri Mathieu, Julien Benneteau et Jérémy Chardy.

Aravane Rezaï, le cache-misère, se prend à rêver

Sur le tableau féminin, Aravane Rezaï cristallisera à elle seule les espoirs de la famille bleue. Vainqueur il y a quelques jours à Madrid sur terre battue, la Française s’est offert le luxe d’éliminer consécutivement Justine Hénin, Jelena Jankovic et Venus Williams. Une performance de haut rang qui la verra se présenter à la Porte d’Auteuil auréolée d’un statut de tête de série n°15 et de 16e au classement WTA.

Ce classement, qui devrait la préserver d’un tirage au sort compliqué, pourrait la porter dans le dernier carré du tournoi. Et si elle affiche le même niveau de jeu qu’en Espagne, tout porte à croire qu’elle pourrait une nouvelle fois jouer les trouble-fête.

Les récentes performances de Rezaï agissent malgré tout comme un cache-misère pour le tennis féminin français. Marion Bartoli, qui avait atteint les huitièmes en 2007, n’a toujours pas retrouvé le bon rythme sur terre battue. Balayée au second tour du tournoi de Madrid par l’Espagnole Anabel Medina Garrigues (6-2, 6-0), elle affiche un classement très honorable (14e au classement WTA), mais reconnaît qu’elle connait des soucis d’adaptation sur la surface ocre. Un aveu qui s’est confirmé à Varsovie, mardi, avec une nouvelle défaite face à Zakopalova (4-6, 6-1, 6-2) dès le premier tour.

Pour Alizée Cornet, toujours en délicatesse avec son jeu, la partie s’annonce également très serrée. Son plongeon au classement WTA (72e) illustre parfaitement les difficultés qu’elle rencontre depuis 2009. En 2010, elle affiche un bilan de onze victoire pour déjà treize défaites en tournoi. Une statistique qui, couplée au fait qu’en cinq participations, elle n’a jamais atteint la deuxième semaine à Roland, laisse peu de place aux attentes.

Finalement, la belle surprise du tournoi côté français pourrait venir de la toute jeune Kristina Mladenovic (235e à la WTA). À 17 ans, la Française a signé cette semaine à Varsovie son premier succès sur terre battue en dominant Stefanie Voegele (76e mondiale). Une victoire qui pourrait, pourquoi pas, servir de détonateur à la championne du monde juniors 2009, vainqueur de l’épreuve l’année dernière dans les catégories jeunes. Le salut des Bleus, pour cette édition 2010, passera quoi qu’il en soit par ce type d’exploits.

Du 23 mai au 6 juin, suivez tous les matchs des Internationaux de France en direct sur le site officiel de Roland-Garros.

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