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Focus

Le gouvernement Cameron dévoile les grandes lignes de son programme

La coalition britannique, formée par les Conservateurs et les Libéraux-Démocrates, a dévoilé les grandes lignes de son programme jeudi 20 mai. Le Premier ministre, David Cameron, a le jour même, entamé le premier voyage officiel de son mandat.

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David Cameron tente de faire oublier son euroscepticisme en dédiant son premier voyage diplomatique à l’Europe. Le nouveau Premier ministre britannique était à Paris jeudi 20 mai et à Berlin le lendemain.

Si les Tories sont réputés pour leur méfiance vis-à-vis de l’Union, les Libéraux-Démocrates, leur partenaire de coalition, sont connus pour leur europhilie. Nick Clegg, le vice-premier ministre, a lui-même été député européen. Aujourd’hui, David Cameron veut, selon ses propres mots, ''réaffirmer [sa] volonté d'engagement constructif avec l'Europe''.

''L’actuelle position des Conservateurs est moins radicale que celle qu’ils auraient eu s’ils avaient été seuls au pouvoir'', a estimé sur l’antenne de France 24 Jean-Claude Sergeant, professeur à l’Université Sorbonne Nouvelle.

David Cameron avait déjà modéré ses humeurs eurosceptiques en renonçant à dénoncer le Traité de Lisbonne. En revanche, il n’a pas fait de grandes concessions à l’europhilie des Libéraux-Démocrates : tout nouveau transfert de compétences vers l’Europe devra être soumis à référendum et son gouvernement s’est engagé à ne pas adopter l’euro dans cette législature.

Le Premier ministre britannique plaide en revanche pour une action concertée sur les enjeux économiques. Aux côtés de Nicolas Sarkozy, il a insisté sur le fait que l’Europe devait rester soudée malgré la crise. ''Même si la Grande-Bretagne ne veut pas adopter la monnaie unique, il est dans notre intérêt que la zone euro (…) soit forte, stable et connaisse la croissance.''

David Cameron opère donc un rapprochement stratégique auprès de ses partenaires européens tout en ménageant la base de son électorat eurosceptique.

Parallèlement, il n’oublie pas de cultiver l'amitié de la Grande-Bretagne avec les Etats-Unis. La semaine dernière, William Hague, nouveau ministre des Affaires étrangères, s’est rendu aux Etats-Unis pour y rencontrer la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton.

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