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Les Bourses européennes ouvrent en ordre dispersé

Les places financières du Vieux Continent ont démarré leur séance dans l'expectative. Ce vendredi après-midi, les ministres des Finances de l'Union européenne doivent se réunir à Bruxelles afin de coordonner leur gestion de la crise.

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AFP - Les Bourses mondiales étaient encore sous pression vendredi matin, toujours déstabilisées par les déficits budgétaires en zone euro et les dissensions sur la gestion de la crise alors que se tient dans l'après-midi une réunion des ministres des Finances de l'Union européenne.

Les Bourses européennes, qui avaient rechuté jeudi, démarraient la séance prudemment vendredi et dans un ordre dispersé.

Peu avant 08H30 GMT, Paris reculait de 0,45%, Londres de 0,24% et Francfort de 0,84%. A l'inverse, Madrid progressait de 1,07%, Milan de 0,46% et Athènes de 0,29%.

En Asie, les places financières ont fini dans le rouge, notamment la principale d'entre elles, Tokyo, qui a chuté de 2,45%, finissant à son plus bas niveau de l'année. Egalement au plus bas, la Bourse de New York qui jeudi soir a essuyé sa plus forte baisse en plus d'un an (-3,60%).

Une certitude: les marchés continuent à avoir les yeux tournés vers la zone euro.

"Cette saga de la zone euro tourne au film d'horreur de série B. Vous pensez que le monstre est mort, mais il revient à chaque fois!", a ironisé Joshua Tan, économiste à Phillip Securities cité par Dow Jones Newswires. Il a ajouté que les banques commençaient "à hésiter à se prêter de l'argent entre elles".

Les principaux ministres des Finances européens se réunissent à partir de 12H00 GMT à Bruxelles, dans le cadre d'un groupe de travail devant examiner les possibilités de renforcement de la surveillance économique et budgétaire en Europe.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy se sont engagés jeudi, au cours d'un entretien téléphonique, à se concerter "étroitement" pour les discussions à venir sur la réforme de la zone euro.

Berlin avait semé le trouble mardi soir sur les marchés en annonçant une interdiction surprise et unilatérale de certaines ventes à découvert à nu, notamment sur les emprunts d'Etat de la zone euro, afin de lutter contre la spéculation.

Cette décision avait provoqué une véritable cacophonie, plusieurs dirigeants européens lui reprochant d'avoir agi sans concertation.

En outre, Angela Merkel avait également estimé mercredi que l'euro, en franche dégringolade depuis plusieurs semaines, était "en danger", ce que des responsables français se sont empressés de démentir.

Dernier en date, le ministre du Budget François Baroin: "L'euro n'est pas en danger parce qu'il y a cette détermination très forte de la part des pays de la zone euro" à le défendre, a-t-il assuré vendredi matin.

"Nous sauverons coûte que coûte la monnaie (unique) parce que c'est notre bien commun, parce que c'est notre outil économique, parce que c'est notre outil de développement, parce que c'est la perspective de l'avenir concernant l'emploi", a-t-il martelé.

Le directeur-général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, s'est également voulu rassurant jeudi soir.

"Je ne crois pas que la zone euro soit en risque d'exploser, en revanche je pense que le risque c'est qu'elle tourne mal, qu'elle fonctionne mal", notamment en raison des problèmes de croissance, a-t-il souligné.

Sur le marché des changes, l'euro continuait à se redresser vendredi matin, à 1,2488 dollar, après l'injection par la banque centrale du Japon (BoJ) de 1.000 milliards de yens (8,85 milliards d'euros) dans le système bancaire du pays.

Ces liquidités sont proposées aux banques, sous forme de prêts accordés en échange de garanties diverses, afin de détendre les conditions d'accès au crédit.

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