MARCHÉS

Les Bourses européennes reprennent quelques couleurs

Texte par : Dépêche
4 mn

Après un plongeon en début de semaine, les places financières européennes ont clôturé en hausse, ce mercredi. Francfort enregistre une hausse de 1,55 %, Londres de 1,97 % et Paris de 2,32 %. Pour les experts, les marchés restent toutefois volatils.

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REUTERS - Les marchés d’actions européens ont nettement rebondi mercredi, soutenus par des achats à bon compte après une baisse des cours de plus de 15% depuis leur plus haut atteint mi-avril, avant que la crise de la dette souveraine ne commence à saper la confiance des investisseurs.

Les chiffres meilleurs qu’attendu des commandes de biens durables aux Etats-Unis en avril et le bond de 14,8 % des ventes de logements neufs sur le marché américain ont contribué à cette reprise.

Toutefois, les grands indices ont réduit leurs gains en toute fin de séance. L’indice CAC 40 a terminé sur un rebond de 2,32% à 3.408,59 points, après avoir touché un plus haut de 3.449,57 points. Il avait auparavant perdu plus de 18% depuis le 15 avril.

Les autres grandes places européennes ont également affiché une nette reprise sur leurs plus bas de neuf mois atteints la veille: Londres a gagné 1,97% et Francfort 1,55%. Du côté des indices paneuropéens, l’EuroStoxx 50 a repris 1,68% et l’EuroFirst 300 2,35%.

Les investisseurs devraient toutefois rester très nerveux tant que les incertitudes concernant la sortie de la crise de la dette souveraine dans la zone euro et l’impact des plans d’austérité européens sur la croissance n’auront pas été levées.

« On a assisté à un rebond technique auquel se sont ajoutés de bons indicateurs économiques américains, comme les ventes de logements neufs », commente Julien Quistrebert, gérant chez KBL Richelieu Gestion. Sur ce dernier point, il rappelle qu’avril marquait le dernier mois d’un crédit d’impôt destiné à faciliter l’accession à la propriété aux Etats-Unis.

« Le rebond d’aujourd’hui est symptomatique d’un marché toujours très volatil, avec beaucoup d’incertitudes », a-t-il poursuivi, ajoutant que « l’euro est toujours en souffrance et que le marché interbancaire reste sous pression ».

Les bancaires en profitent peu

A l’issue d’une journée hésitante, l’euro se traitait à 1,2218/22 dollar, en baisse par rapport au niveau de 1,2372 dollar auquel il s’échangeait la veille en fin de journée. Il est brièvement retombé sous 1,22 dollar en cours de séance.

De son côté, le brut léger américain progressait de près de 2,50 dollars le baril vers 16h45 GMT, à plus de 71 dollars.

Les valeurs bancaires, pourtant particulièrement affectées par la correction, n’ont pas rebondi plus que les autres secteurs. L’indice Stoxx du secteur a progressé de 1,96%.

Les déclarations de plusieurs responsables de la Banque centrale européenne et du président de la Fed, Ben Bernanke, sur le caractère exceptionnel et donc provisoire des mesures de soutien mises en place ces dernières semaines ont pesé.

En revanche, l’arrivée du secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner en Europe pour évoquer la réforme du secteur financier et la crise économique a rassuré.

A Paris, BNP PARIBAS a repris 0,14% à 45,315 euros, SOCIETE GENERALE 1,33% à 33,450 euros et CREDIT AGRICOLE 2,79% à 9,017 euros.

Les plus gros contributeurs à la hausse du CAC 40 ont été les poids lourds tels que TOTAL (+1,47% à 37,595 euros), ARCELORMITTAL (+5,18% à 24,350 euros) et Sanofi-Aventis (+2,22% à 47,330 euros).

A Londres, le groupe pétrolier BP, en baisse à la mi-journée, a ensuite profité de rumeurs positives concernant ses efforts pour contenir la marée noire dans le Golf du Mexique. Le titre a fini en hausse de 1,4%.

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