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FRANCE

Huit ans après son éviction de Vivendi, Jean-Marie Messier est jugé à Paris

Texte par : FRANCE 24 avec dépêches
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Vidéo par : FRANCE 3
3 mn

Le procès de l'ex-président de Vivendi Universal, Jean-Marie Messier, s'ouvre ce mercredi à Paris. Il est accusé de diffusion d'informations fausses ou trompeuses, de manipulations de cours et d'abus de biens sociaux.

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Devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris, Jean-Marie Messier va devoir rendre des comptes sur sa gestion, entre 2000 et 2002, du groupe Vivendi Universal. Il doit répondre de plusieurs chefs d'accusation, dont la diffusion d’informations fausses ou trompeuses concernant l’état réel des finances du groupe. A l'époque, il affirmait avec euphorie que le groupe allait "mieux que bien", alors que Vivendi croulait sous une dette de 35 milliards d’euros.

Celui qui est surnommé J2M est également accusé de manipulation de cours et d’abus de biens sociaux (Messier avait quitté avec fracas la société, doté d’un parachute doré de 20,5 millions d’euros… auquel il finira par renoncer fin 2003).

Jean-Marie Messier n’est pas seul sur le banc des accusés. A ses côtés, Guillaume Hannezo, ex-directeur financier du groupe, Edgar Bronfman Jr, ancien vice-président de la société et actuellement PDG de Warner Music, ainsi que quatre autres personnes, dont certaines font toujours partie de la direction financière de Vivendi.

Blanchi à New York

Ce procès intervient quelques mois après une autre procédure judiciaire qui concernait les mêmes faits, mais menée à New York. En janvier, des petits porteurs de différentes nationalités ont intenté une action en nom collectif, la fameuse "class action" américaine. A la fin d’un procès fleuve qui a duré quatre mois, le jury du tribunal fédéral du second district de New York a décidé, à la surprise générale, de blanchir Jean-Marie Messier et Guillaume Hannezo. Les membres du jury populaire - dont peu d’entre eux étaient aguerris au casse-tête de la gestion financière - ont été convaincus de la non-culpabilité des deux hommes. En revanche, ils ont condamné le groupe Vivendi à verser des dommages et intérêts - dont la somme est encore à déterminer.

Cette fois, dans le procès qu se déroule à Paris, le groupe Vivendi s’est porté partie civile. Autres différences : il s’agit d’un procès en pénal - Jean-Marie Messier risque jusqu’à cinq ans de prison et 375 000 euros d’amende - et les juges connaissent très bien leur sujet. Le juge Jean-Marie d'Huy a d’ailleurs montré à quel point l’affaire lui paraissait importante : il a passé outre les recommandations du parquet, qui avait requis un non-lieu en janvier 2009, estimant que le dossier était vide. Le procès se tiendra jusqu’au 25 juin.

 

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