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SLOVAQUIE

Le centre-droit majoritaire à l'issue des législatives

Texte par : Dépêche
3 min

Le parti de gauche au pouvoir, le Smer-SD, est arrivé en tête des législatives avec 34,79% des suffrages mais se retrouve dans l'incapacité de former une coalition, contrairement aux partis de droite et centristes.

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AFP - Le parti de gauche Smer-SD du Premier ministre Robert Fico est arrivé en tête des législatives slovaques, mais les partis de droite et centristes disposent d'une majorité pour former une coalition, selon les résultats définitifs publiés dimanche à Bratislava.

Le parti de M. Fico a obtenu 34,79% des suffrages, a annoncé l'office slovaque des statistiques.

Ensemble avec les nationalistes du SNS du leader Jan Slota, le Smer-SD n'a toutefois réuni que 71 des 150 sièges, soit la minorité, au sein du Parlement monocaméral.

La troisième composante de la coalition sortante, le LS-HZDS de l'ex-Premier ministre populiste Vladimir Meciar, n'a pas quant à elle franchi la barre de 5% requise pour entrer au Parlement.

Quatre partis d'opposition de droite et centriste: l'Union démocratique et chrétienne slovaque (SDKU-DS) avec 15,42% des voix (28 sièges), les libéraux de SaS ("Liberté et Solidarité") avec 12,14% (22 sièges), les chrétiens-démocrates (KDH) avec 8,52% (15 sièges) et Most-Hid (8,12%, 14 sièges) représentant l'importante minorité hongroise, disposent ensemble d'une majorité de 79 des 150 sièges.

"Les citoyens slovaques ont manifesté leur volonté, ils ont opté pour la voie de la responsabilité, pour une voie qui assurera la solution des problèmes principaux de ce pays", a déclaré tôt dimanche à la presse Mme Iveta Radicova, leader électoral de SDKU-DS et Premier ministre pressenti.

"Permettez-moi d'exprimer mon souhait que la Slovaquie reçoive à nouveau l'épithète de +tigre d'Europe+", a-t-elle ajouté, visiblement émue.

"Un changement essentiel se produit en Slovaquie, qui va se manifester dans tous les domaines de la politique", a estimé l'analyste Grigorij Meseznikov, directeur de l'Institut des Affaires publiques, interrogé par l'AFP.

Ce résultat apporte un "retour à la voie empruntée en 1998, qui avait conduit à l'adhésion à l'UE et l'Otan et à des réformes de fond", a-t-il dit.

De son côté, le chef du SNS (Parti national slovaque) Jan Slota, connu pour ses diatribes anti-hongrois et anti-roms, s'est dit "très triste" pour les Slovaques, samedi soir.

"J'ai envie de pleurer, je suis très triste pour mes Slovaques", a-t-il déclaré à l'antenne de la télévision TA3. "Si un parti politique hongrois entre au gouvernement, il y aura une autonomie politique du sud de la Slovaquie durant son mandat", a affirmé M. Slota.

Son parti SNS n'a été finalement crédité que de 5,07% des voix, soit très légèrement au-dessus du seuil d'éligibilité de 5%.

De son côté, M. Fico a indiqué dimanche matin qu'il souhaitait être chargé d'une tentative de former le gouvernement, en tant que chef du parti ayant recueilli le plus de voix.

"Je vais essayer de former le gouvernement. Si je ne réussis pas, nous serons une opposition claire et énergique pour cette +alternative de droite+", a-t-il déclaré, au cours d'une conférence de presse.

"Ce conglomérat n'a aucune chance de survivre", a encore lancé M. Fico, Premier ministre depuis 2006, à l'adresse des quatre partis de centre-droit.

La position de M. Fico avait été fragilisée avant le scrutin par de graves soupçons de financement illégal de son parti, et un don controversé de 17.000 euros provenant des fonds d'urgence étatiques, à une championne de fitness locale, au moment où le pays se remettait d'inondations dévastatrices.
 

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