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Paris souhaite que la charia ne s'applique pas à sa base militaire dans le pays

Selon "Le Monde", la France négocierait avec les Émirats pour que ses militaires stationnés sur sa base d'Abu Dhabi ne soient pas soumis à la charia - en vigueur dans le pays - qui prévoit "des peines incompatibles avec les principes républicains".

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AFP - La France et les Emirats arabes unis sont en négociation à propos de la loi censée s'appliquer aux militaires stationnés sur la base française d'Abou Dhabi et à leurs familles, Paris souhaitant éviter qu'ils ne soient soumis à la charia en vigueur dans le pays, rapporte Le Monde de jeudi.

Selon le journal, le Conseil d'Etat a donné un avis négatif sur le projet d'accord de défense entre les deux pays. En cause: la loi islamique censée s'appliquer aux Français sur place, qui prévoit "une échelle de sanction de peines incompatibles avec les principes républicains", dont la peine de mort.

Interrogé, le ministère de la Défense n'a fait aucun commentaire, pas plus que le Conseil d'Etat, où l'on rappelle que ce type d'avis est "confidentiel".

"La grande nouveauté" de l'accord entre Paris et Abou Dhabi "tient au fait qu'il s'agit d'un accord de stationnement de forces, qui couvre en outre la présence des familles de militaires", explique Le Monde.

"Dans la précédente génération d'accords, conclus notamment à l'issue de la colonisation en Afrique, l'application de la loi française pour les expatriés militaires n'était pas un sujet de discussion. Aujourd'hui, la France doit concilier le droit du pays hôte et la loi nationale", ajoute-t-il.

Inaugurée en mai 2009 par Nicolas Sarkozy, la base d'Abou Dhabi pourra accueillir à terme jusqu'à 550 soldats français des trois armes (terre, air et mer), à moins de 250 km des côtes iraniennes.

Nouveau "point d'appui" pour les forces françaises dans le Golfe et le nord de l'Océan indien, elle s'inscrit dans "l'arc de crise" défini par le Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale publié au printemps dernier.

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