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CONJONCTURE

L'avenir économique de l'Espagne n'inquiète pas le patron du FMI

Texte par : Dépêche
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Vidéo par : Pauline GODART
3 mn

En visite en Espagne, Dominique Strauss-Kahn s'est dit "très confiant" à propos des perspectives économiques hispaniques, malgré la crise et le taux de chômage important - 20 % de la population active - qui touche le pays.

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AFP - Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn s'est déclaré vendredi "très confiant" dans les perspectives de l'économie espagnole à "moyen-long terme", après un entretien à Madrid avec José Luis Rodriguez Zapatero.

"Je suis très confiant dans les perspectives de l'économie espagnole à moyen et long terme, à condition que les efforts qui doivent être faits soient faits", a-t-il déclaré en conférence de presse.

"Ce que je vois aujourd'hui c'est que ces efforts sont en cours", a-t-il ajouté à propos des mesures de réduction des déficits publics et réformes structurelles annoncées par le gouvernement espagnol.

Le directeur général du FMI a notamment qualifié de "cruciale" la réforme du marché du travail annoncée mercredi par le gouvernement socialiste espagnol, jugeant "incroyable" que le taux de chômage augmente si vite en Espagne à chaque crise économique par rapport aux autres pays européens.

Le taux de chômage espagnol a bondi avec la crise à 20% de la population active, le double de la moyenne de la zone euro.

M. Strauss-Kahn s'est dit convaincu que la réforme du gouvernement espagnol, qui prévoit de flexibiliser le marché du travail en facilitant notamment le recours aux licenciements économiques, jettera "les fondations de la croissance espagnole pour les deux prochaines décennies".

"Si c'est bien fait, je suis très confiant", a-t-il dit, estimant que les "pas franchis par l'Espagne ces derniers jours (étaient) décisifs".

Prévue depuis le 22 mai selon M. Zapatero, la visite à Madrid du directeur général du FMI est intervenue au terme d'une semaine agitée au cours de laquelle l'Espagne s'est de nouveau retrouvée en centre de l'inquitétude des marchés, sur fonds de rumeurs démenties d'un plan d'aide en préparation.

L'Espagne a contre-attaqué en annonçant mercredi que, par souci de transparence, elle allait publier les tests de résistance de ses banques pour prouver la solidité de son secteur financier, forçant jeudi l'Union européenne (UE) à lui emboîter le pas lors du Conseil européen de Bruxelles.

"Le moment de la publication des résultats des tests des banques européennes sera très important", a déclaré M. Zapatero, espérant que cela permettrait de "récupérer la confiance" des marchés dans le système financier espagnol et européen.

M. Strauss-Kahn a lui-même jugé "absolument cruciale" la publication de ces tests. "Le plus tôt sera le mieux", a-t-il ajouté, se disant convaincu que cela permettra de constater que "la plupart (des banques) sont dans un bonne situation" et que les gouvernements européens auront la capacité de venir en aide aux plus fragiles.

"Je ne serais pas surpris que l'attitude des marchés envers l'Espagne change dans les semaines ou mois à venir", a-t-il estimé, soulignant le succès de l'émission d'obligations effectuée jeudi par le Trésor espagnol, en dépit de taux d'intérêts toujours élevés.
 

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