Accéder au contenu principal
Reporters

Les gueules cassées d’Irak

À Amman, en Jordanie, un hôpital accueille les blessés de guerre irakiens. Des femmes et des enfants touchés par des explosions sur les marchés, des armes lourdes, des bombardements… et qui ne peuvent pas se faire soigner en Irak où les services d’urgence sont débordés. Nos reporters sont allés à leur rencontre.

Publicité

Depuis l’ouverture du programme en 2006, Médecins Sans Frontières a accueilli près de 1000 blessés irakiens à Amman. On parle souvent des blessés militaires ou des morts. Mais qu’en est-il des blessés parmi la population civile ? Impossible de chiffrer avec précision leur nombre. Ils sont probablement des centaines de milliers. Défigurés, blessés par une balle perdue ou une explosion, ils sont tous les victimes innocentes du conflit irakien qui sévit depuis 2003.

Les services de santé, en Irak, sont souvent débordés et manquent de tout, alors les blessés sont soignés avec les moyens disponibles, l’essentiel c’est bien souvent qu’ils repartent en vie. Les séquelles qu’elles soient physiques ou psychologiques sont secondaires.

Dix médecins mandatés par l’association sont en charge de choisir les patients en Irak. Leurs blessures sont parfois vieilles de plusieurs années et il faut également que les chirurgiens puissent leur apporter une amélioration substantielle de leur état et notamment dans les 3 spécialités pratiquées : la chirurgie orthopédique, réparatrice et maxillo-faciale.

Les chirurgiens sont des spécialistes de la médecine "d’après-guerre". La majorité d’entre eux sont des Irakiens qui ont dû fuir leur pays à cause des menaces qui pesaient sur eux. Eminents spécialistes, ils font au fil du temps des petits miracles. Ils permettent à ces gueules cassées de retrouver un visage ou de remarcher. Après de multiples opérations, ils reconstruisent une jambe, un nez, une bouche avec comme principal moteur la volonté de rendre un semblant de normalité à ceux qui passent entre leurs mains.

Même si cela semble être une goutte d’eau pour l’Irak, la mission de MSF est indispensable. Ils sont beaucoup comme Houda, Hanin, Qussai ou bien encore le petit Hussein à être reconnaissant envers les équipes médicales qui les accompagnent dans leur combat quotidien. Dans quelques mois, grâce aux prouesses des médecins, ces hommes, ces femmes et ces enfants sont tous en passe de retrouver un peu de dignité.

Toutes ces personnes que nous avons croisées ont toutes eu leur vie bouleversée. Pour le moment, il faut accepter sa nouvelle situation, sa nouvelle image, faire le deuil d’un ou de plusieurs proches, oublier les cauchemars. Un travail de longue haleine les attend avec l’aide de l’association.

Et les bienfaits ne sont pas seulement physiques, quand ils quittent le programme, une page se tourne pour eux. C’est une nouvelle vie qui commence en Irak.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.