TENNIS

Serena Williams joue sa sixième finale de Wimbledon face à Vera Zvonareva

La finale dames du tournoi britannique de tennis de Wimbledon oppose ce samedi la numéro un mondiale, l'Américaine Serena Williams, à la Russe Vera Zvonareva, 21e à la WTA. Favorite, l'américaine joue sa seizième finale de Grand Chelem.

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AFP - A part l'excès de confiance, on voit mal ce qui pourrait empêcher Serena Williams de remporter samedi face à Vera Zvonareva son quatrième Wimbledon personnel, le neuvième de sa famille depuis l'an 2000.

Rarement le rapport des forces a paru aussi déséquilibré, entre une Américaine rompue aux grands rendez-vous - elle jouera à 28 ans sa seizième finale en Grand Chelem (12 titres) et sa sixième à Londres - et la Russe, 21e à la WTA et novice à ce niveau.

Or "jamais", elle l'assure, la N.1 mondiale n'a sous-estimé une adversaire. Ou plutôt si, une fois, avant un match contre Monica Seles à Los Angeles, mais c'était il y a tellement longtemps qu'elle ne se souvient pas de la date.

"Tout le monde passe par là. On est au-dessus, on finit par perdre, et on ne s'y laisse plus jamais prendre", a assuré la cadette des Williams, enchaînant avec une description forcément élogieuse du jeu de sa rivale.

"Il n'y a pas grand chose qu'elle fasse très mal. C'est la meilleure façon de qualifier son jeu. Tout chez elle est plus ou moins un point fort, de son coup droit à son revers, en passant par son déplacement", estime-t-elle.

De fait la Moscovite a beau être la finaliste de Wimbledon la moins bien classée depuis le début de l'ère Open (1968) après... Venus Williams en 2005, elle a réussi un parcours plus que solide sur l'herbe anglaise, éliminant la Serbe Jelena Jankovic (contrainte à l'abandon) et surtout la Belge Kim Clijsters, l'une des principales favorites.

80 aces pour Williams

Pour qu'elle puisse de nouveau utiliser sa panoplie, encore faut-il qu'il y ait match. Or cela n'a pas toujours été le cas depuis le début de la quinzaine, tant Serena a écoeuré ses adversaires avec un seul coup, le service.

C'est ce qui lui a permis de franchir les six premiers tours sans perdre un seul set, sur un parcours pourtant non exempt de piège, notamment un choc dès les huitièmes de finale avec Maria Sharapova, assommée comme les autres par un feu roulant de services gagnants et d'aces (elle en a réussi pas moins de 80 en six matches, un record à Wimbledon).

Zvonareva devra donc s'appliquer sur son premier coup de raquette pour espérer mieux qu'une honorable résistance. C'est ce que n'avait pas su faire en demi-finale la jeune Tchèque Petra Kvitova, présente à la bagarre dans des échanges souvent intenses, mais trop peu nombreux, Williams faisant le point directement sur son service près d'une fois sur deux.

"Quand on trouve le bon timing, on peut arriver à les retourner", affirme la Russe de 25 ans, consciente que la clé de sa première finale en Grand Chelem se trouve là.

Elle y est déjà parvenue, au moins partiellement, dans le passé. Son bilan contre l'Américaine montre quelques affrontements serrés (trois matches en trois sets) et même une victoire, en 2006.

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