MEXIQUE

Le principal parti d'opposition revendique la victoire aux élections locales

Le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), principale formation d'opposition à celle du président mexicain Felipe Calderon, a affirmé avoir remporté, dimanche, les élections dans 11 des 12 États invités à changer de gouverneur.

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AFP - Le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI, centre-gauche), principal opposant à la formation du président mexicain Felipe Calderon, a affirmé dimanche avoir remporté les élections organisées dans près de la moitié des Etats de la République fédérale.

Les résultats officiels n'étaient pas attendus avant tard dans la nuit ou dans la matinée de lundi.

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Le PRI a une "tendance gagnante" dans 11 des 12 Etats dont on renouvelait les gouverneurs, a déclaré la présidente du PRI, Beatriz Paredes, en conférence de presse. Le PRI détenait déjà neuf de ces 12 sièges.

Le PRI était au pouvoir au Mexique depuis 1928 quand il a dû céder la place au PAN en décembre 2000. Mais il a gagné les législatives en 2009, et se pose en favori de la présidentielle de 2012, à laquelle la Constitution interdit à M. Calderon de se représenter.

Le scrutin de dimanche remettait également en jeu les assemblées de 14 des 31 Etats du pays, où les majorités procèdent souvent d'alliances conclues avec de petits partis par les plus grandes formations actuelles du Mexique, le Parti d'action nationale (PAN, conservateur) du président Calderon, le PRI et le Parti de la Révolution Démocratique (PRD, gauche).

Avec ou sans de telles alliances, le PRI détenait jusqu'ici la majorité dans 11 de ces assemblées, le PAN dans deux, et le PRD dans le dernier.

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Les élections locales se déroulent sur fond de violence

L'ombre des cartels de la drogue a plané comme jamais sur la campagne électorale, avec l'assassinat du candidat du PRI favori pour le poste de gouverneur dans l'Etat de Tamaulipas, siège remporté par son frère dimanche selon les sondages "sortie des urnes".

L'influence des cartels sur toutes les élections mexicaines et les milieux politiques en général est dénoncée de longue date, mais elle n'avait jamais été aussi sanglante.

L'opposition dénonce l'échec de la stratégie de M. Calderon dans sa lutte contre les cartels, où il a ordonné le déploiement massif de 50.000 militaires en renfort de la police.

Les trafiquants n'ont jamais été aussi menaçants, et leurs règlements de comptes ou les affrontements contre l'armée et la police ont fait quelque 23.000 morts depuis la prise de fonctions du président, en décembre 2006.

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