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Bronislaw Komorowski, de Solidarité à la présidence

Le candidat libéral Bronislaw Komorowski, président par intérim depuis le décès de Lech Kaczynski, a remporté la course à la magistrature suprême avec près de 53 % des voix. Récit d'une ascension politique.

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À 58 ans, le libéral Bronislaw Komorowski devient le quatrième président polonais démocratiquement élu depuis la chute du régime communiste en 1989. L'accident d'avion dans lequel a péri le président Lech Kaczynski, le 10 avril, à Smolensk, en Russie, a accéléré son destin politique. Candidat de la Plate-forme civique (PO) à l’élection présidentielle initialement prévue en octobre, il se voit confier automatiquement l’intérim à la tête de l'État en tant que président de la Diète, la chambre basse du Parlement. Connu pour ses positions libérales, cet ancien ministre de la Défense a mené sa campagne électorale tout en gérant les affaires courantes d’un pays traumatisé.

Radicalement anti-communiste

Favori des sondages, le libéral Bronislaw Komorowski a remporté l'élection présidentielle en Pologne face à son rival conservateur Jaroslaw Kaczynski, frère jumeau du président défunt Lech Kaczynski. Il recueille 52,6 % des suffrages après le dépouillement de 95 % des bulletins de vote. Son adversaire a concédé sa défaite dans la soirée de dimanche.

Père de cinq enfants et homme politique connu pour son caractère pondéré, Komorowski est issu d'une vieille famille de la noblesse polonaise. Mais cet historien de formation a grandi dans une banlieue ouvrière de Varsovie, où sa famille vivait dans la pauvreté. Durant les années 1970, il est arrêté à de nombreuses reprises pour ses positions anti-communistes. Issu du mouvement Solidarité, il est même interné en 1981 après l'instauration de la loi martiale par l'homme fort du pays, le général Wojciech Jaruzelski.

En 1989, il s’oppose à la "Table ronde" entre Solidarité et le pouvoir communiste. Des négociations qui ont ouvert la voie à la décomposition de l'ancien régime en Pologne. Quelques mois après avoir boycotté les premières élections semi-démocratiques organisées dans le pays, il intègre l’administration de Tadeusz Mazowiecki, premier chef d'un cabinet non-communiste du bloc soviétique. L’homme de compromis est né. Komorowski, élu à six reprises député, a depuis occupé le poste de vice-ministre de la Défense dans trois gouvernements, avant d'en prendre le portefeuille entre 2000 et 2001.

 

UN VOTE DE CONFIANCE

 

Pro-européen

Ce proche allié du Premier ministre libéral et pro-européen Donald Tusk, avec qui il devrait travailler en toute harmonie, aura pour principales tâches de réduire le déficit budgétaire sans toutefois entraver la reprise économique du plus grand des anciens pays communistes de l'Union européenne (UE) à avoir évité la récession l'an dernier. Son élection sera aussi accueillie avec enthousiasme dans les autres capitales de l'UE et en Russie. Son atout ? Soutenir les initiatives prises par le gouvernement Tusk pour améliorer les relations étrangères mises à mal lorsque Jaroslaw Kaczynski était Premier ministre, en 2006-2007.

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