FRANCE

Sur France 2, Sarkozy va tenter d'éteindre l'incendie de l'affaire Bettencourt

Interrogé ce soir sur France 2, le président, en chute dans les sondages, reviendra sur les dossiers chauds du moment : la réforme des retraites, la crise et l'affaire Bettencourt.

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AFP - Nicolas Sarkozy va s'exprimer pendant une heure sur France 2 ce lundi soir pour tenter de relativiser l'affaire Bettencourt/Woerth et revenir aux problèmes de fond, à commencer par la réforme des retraites qui sera présentée mardi en Conseil des ministres.

Le président pourra s'appuyer sur le rapport de l'Inspection générale des Finances (IGF), qui affirme que son ministre du Travail, Eric Woerth, "n'est pas intervenu" dans le dossier fiscal de la milliardaire Liliane Bettencourt quand il était au Budget (2007-mars 2010). Attendu lundi, le rapport a été rendu public dès dimanche soir sur le site du ministère du Budget.

Sur la forme, le président va s'exprimer face à un seul intervieweur, David Pujadas, alors que sa cote de confiance est au plus bas depuis son élection (30% de satisfaits, selon une enquête Opinion Way pour Metro).

A l'Elysée, on affirmait, dimanche, que "tous les sujets seraient abordés" y compris l'affaire Bettencourt.

M. Sarkozy devrait répéter sa confiance à son ministre du Travail qui présentera dès mardi en Conseil des ministres la réforme des retraites, avant de la défendre en commission à l'Assemblée nationale la semaine suivante. "Eric est l'honnêteté faite homme", avait-il dit le 30 juin devant des députés UMP à l'Elysée. Pas question de le limoger car "ça voudra dire qu'il y a donc quelque chose" à lui reprocher.

Nicolas Sarkozy devrait répéter qu'il n'y aura pas de remaniement avant le mois d'octobre", n'ayant pas l'intention de "se laisser dicter son calendrier".

Le député UMP Claude Goasguen a estimé dimanche à Maussane (Bouches-du-Rhône) que "les Français avaient besoin d'être rassurés", en conseillant au président Nicolas Sarkozy de ne "pas lancer des attaques" lors de son intervention télévisée lundi.

L'opposition ne semble rien attendre de cette intervention: la parole du chef de l'Etat "s'est beaucoup usée", a estimé le président PS de la Commission des Finances de l'Assemblée, Jérôme Cahuzac.

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