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Un ancien suspect dans le meurtre de Rafic Hariri saisit le Tribunal spécial

L'audience publique du Tribunal spécial pour le Liban, chargé de juger les assassins de Rafic Hariri, s'est tenue ce mardi à la demande même du général Al-Sayyed, ancien suspect. Il réclame l'accès aux sources qui avaient conduit à son arrestation.

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L'audience publique du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) a débuté à 15 heures ce mardi à Leidschendam, dans la banlieue de La Haye, aux Pays-Bas. A la barre, le général libanais Jamil Al-Sayyed. "Je me présenterai devant le tribunal en tant que plaignant, non en tant que prévenu", avait-il spécifié.

Ancien chef de la Surêté générale au Liban, Jamil Al-Sayyed a été arrêté et placé en détention provisoire par les autorités libanaises le 30 août 2005, pour son implication présumée dans l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri à Beyrouth. Près de quatre ans plus tard, le 29 avril 2009, le Tribunal spécial a ordonné sa libération et celle de trois autres suspects - trois généraux -, faute de preuves suffisantes de leur culpabilité.

Depuis sa libération, Jamil Al-Sayyed affirme haut et fort avoir été victime de diffamation et de détention arbitraire. En mars dernier, il a adressé une requête au TSL, réclamant d'obtenir l'accès aux documents et éléments de preuves ayant conduit à sa détention. Des documents dont le procureur du tribunal, Daniel Bellemare, veut protéger la confidentialité.

Un ancien homme fort de la Syrie

Ce mardi après-midi, l'avocat de Jamil Al-Sayyed devait avoir 20 minutes pour exposer ses arguments, avant que Daniel Bellemare ne prenne à son tour la parole, pour 20 minutes. Le juge Daniel Fransen devrait alors se prononcer sur la compétence, ou non, du tribunal pour répondre à la requête de Jamil Al-Sayyed, ainsi que sur la qualité de ce dernier à comparaître. Il pourrait rendre son verdict "d'ici deux à trois semaines", selon l'avocat hollandais Mischa Wladimiroff cité par le site d'information libanais Now Lebanon.

Cette première audience publique du TSL est avant tout symbolique. Jamil Al-Sayyed était considéré, avec les trois autres généraux détenus pendant quatre ans, comme l'un des hommes forts de la Syrie au Liban au début des années 2000. Très souvent pointée du doigt, Damas a toujours nié toute implication dans l'attentat du 14 février 2005, qui a causé la mort de Rafic Hariri et de 22 autres personnes.

Créé par une résolution de l'ONU en 2007, le Tribunal spécial a pour mission de juger tous les responsables présumés. La publication de son acte d'accusation, annoncée pour cet automne, pourrait créer un véritable choc politique au Liban : des rumeurs indiquent que le TSL pourrait désigner des partisans du Hezbollah comme exécutants de l'assassinat. Il y a quelques mois, plusieurs membres du Hezbollah ont été interrogés par le bureau du procureur à Beyrouth, toujours "en tant que témoins", selon le secrétaire général du parti Hassan Nasrallah. En mars, le TSL avait fait état d'avancées "significatives" dans l'enquête.

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