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Une nouvelle affaire Woerth ?

Selon "Le Canard enchaîné" et "Marianne", Éric Woerth a autorisé, lorsqu'il était ministre du Budget, la vente à des connaissances d'une parcelle de la forêt de Compiègne à un prix très inférieur au marché. Bercy dément toute irrégularité.

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Après l’affaire Woerth-Bettencourt, voici l’affaire Woerth-Hippodrome de Compiègne. Mercredi matin, le ministre du Travail et maire de Chantilly, une commune de l’Oise, a de nouveau été épinglé par la presse pour avoir, lorsqu’il était ministre du Budget, orchestré la vente d’une parcelle de la forêt de Compiègne, commune de l’Oise elle aussi, pour un prix très nettement inférieur au marché, sans enchère ni appel d’offres.

Selon les hebdomadaires "Marianne" et "Le Canard enchaîné", le "petit bijou" boisé de 57 hectares situé à une heure de Paris a été cédé à 2,5 millions d’euros à la Société des courses de Compiègne (SCC), qui louait jusqu’alors le domaine. Un prix dix fois inférieur à ceux du marché, selon les renseignements fournis par les deux journaux.

Le domaine comprend un hippodrome, 4 000 m2 de constructions de style anglo-normand et un golf de 18 trous. L’acquéreur, le président de la société, se nomme Antoine Gilibert, un "familier de Chantilly, de son hippodrome et de son maire Éric Woerth", selon "Le Canard enchaîné". De son côté, "Marianne" publie dans ses colonnes une lettre prouvant que l’ancien ministre du Budget s’est personnellement occupé de cette vente.

"Vraiment, ça suffit !"

Éric Woerth, déjà englué dans l’affaire concernant la troisième fortune de France, Liliane Bettencourt, a vivement démenti ces accusations. "Vraiment, ça suffit ! C’est la preuve qu’à chaque fois qu’on peut me taper sur la figure, on le fait", s’est-il exclamé au micro d’Europe 1, mercredi, visiblement énervé par ces nouvelles révélations. "La cession de l’hippodrome de Compiègne s’est déroulée de manière tout à fait légal et dans l’intérêt de l’État", a fait savoir Bercy.

"Ça n’a pas été vendu une bouchée de pain, ça a été vendu à l’estimation des domaines dans le cadre d’une politique de vente des propriétés immobilières de l’État", a ajouté un peu plus tard le ministre du Travail, précisant que le terrain n’était pas constructible et ne pouvait être occupé que par une association sportive.

Sur RTL, ce mercredi, Antoine Gilibert a également démenti les accusations des deux journaux, affirmant qu’il ne connaissait pas Éric Woerth.

 

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