Accéder au contenu principal

BP se dit confiant et annonce que le puits pourrait rester fermé dans les semaines à venir

Trois jours après l'arrêt de la fuite de pétrole qui a provoqué la plus grande marée noire de l'histoire des États-Unis, BP est optimiste. Le groupe a annoncé que le puits pourrait rester fermé jusqu'à ce qu'il soit totalement bouché.

Publicité

AFP - Le puits de pétrole à l'origine de la marée noire dans le golfe du Mexique, pourrait rester fermé jusqu'à ce qu'il soit définitivement bouché dans les semaines à venir, a annoncé BP alors que l'Amérique se demande si le cauchemar est bien terminé.

C'était la première fois dimanche que le groupe pétrolier évoquait la possibilité que le puits reste fermé jusqu'à ce qu'il soit définitivement bouché dans les semaines à venir grâce au creusement de puits de dérivation.

Tout laissait penser jusqu'à présent que le puits serait partiellement ou complètement réouvert, et le brut récupéré en surface, à l'issue d'une période de tests de quelques jours.

"Nous avons bon espoir --si les indicateurs restent aussi encourageants-- de pouvoir poursuivre notre test de résistance jusqu'à ce que le puits soit tué" et donc de laisser le puits fermé, a expliqué dimanche le directeur d'exploitation de BP, Doug Suttles au cours d'une téléconférence de presse.

BP a fermé le puits à l'origine de la catastrophe jeudi et pour la première fois depuis le début de la catastrophe le 20 avril le brut a cessé de se déverser par millions de litres dans les eaux du golfe.

"Le puits reste fermé et la pression continue de monter lentement", ce qui est "un très bon signe", a déclaré Doug Suttles, dimanche au 90e jour de la catastrophe.

La compagnie continue de travailler sur deux puits de dérivation qui doivent intercepter le puits principal à plusieurs km sous terre et permettre de le "tuer" définitivement en le bouchant à l'aide de béton. Cette opération extrêmement complexe et délicate est prévue entre fin juillet et la mi-août.

D'ici là, la possibilité que, emprisonné dans le puits bouché par un gigantesque entonnoir, le pétrole comprimé ne finisse par créer des brèches et par se répandre à nouveau dans l'océan constitue la principale inquiétude des autorités et des ingénieurs de BP.

La marée noire après le naufrage le 22 avril de la plate-forme de BP Deepwater Horizon, empoisonne la vie de tous les habitants des zones touchées, Texas, Louisiane, Mississippi, Alabama et Floride, qui vivent de la pêche et du tourisme.

"Le pétrole est contenu mais pour combien de temps ?" titraient dimanche The Anniston Star, dans l'Etat côtier d'Alabama (sud) tout comme le News star en Louisiane. En Floride, le Gainseville Sun est déjà dans l'après fuite: "Les séquelles de la marée noire: ce qui nous attend", titre le quotidien.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) estime qu'entre 2,3 millions et 4,5 millions de barils d'or noir se sont répandus en mer dont une partie a été récupéré ou s'est évaporé.

La marée noire a jusqu'à maintenant déjà coûté à BP 3,5 milliards de dollars et les demandes de dédommagements pourraient représenter pour le groupe pétrolier dix fois cette somme. Le major pétrolier britannique a d'ores et déjà accepté de mettre en place un fonds de 20 milliards de dollars pour payer les dommages.

Pour couvrir une partie du coût de la marée noire, le géant pétrolier, pourrait se séparer de ses activités de raffinage et de distribution, peu rentables, a rapporté dimanche le quotidien britannique Sunday Times.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.